Depuis le 28 février et l’offensive américano-israélienne en Iran, la guerre au Moyen-Orient occupe une part majeure du temps d’antenne des chaînes d’informations en continu et des « unes » des sites et journaux nationaux. Mais raconter cette guerre est un exercice difficile pour les journalistes qui doivent surmonter des séries d’obstacles pour tenter de rendre compte des évènements.
Un conflit multidimensionnel étendu à plusieurs pays
A la différence de la guerre en Ukraine, le conflit en Iran s’est rapidement étendu à plusieurs pays du Moyen-Orient, dont certains ont temporairement fermé leurs espaces aériens, ce qui a compliqué la donne pour les rédactions. Afin de se rendre à Erbil, en Irak, les équipes de BFM-TV ont ainsi roulé une quinzaine d’heures depuis Istanbul, en Turquie. « Je n’ai pas souvenir d’un conflit aussi complexe à couvrir, à la fois sur son étendue géographique, son aspect multidimensionnel et les conséquences qui découlent de cet événement », confirme Mehdi Lebouachera, rédacteur en chef central de l’Agence France-Presse (AFP), lui-même envoyé sur le terrain lors de la guerre en Irak en 2003.
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