De la capitale française, le fils aîné du dernier chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, chassé par la révolution islamique de 1979, multiplie les déclarations victorieuses, en anglais et en persan, sur ses réseaux sociaux. « Nous sommes maintenant à l’étape décisive de notre lutte finale », a annoncé le descendant de la monarchie autoritaire qui a régné sur le pays pendant cinquante-quatre ans le 11 mars, sur le réseau X, où il est suivi par plus de deux millions de personnes.
Résident aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, 65 ans, est arrivé à la mi-février en France, où vit notamment sa mère, l’ex-impératrice Farah Pahlavi, pour un séjour qui devait durer environ deux semaines. Après le déclenchement des frappes aériennes israélo-américaines contre la République islamique, le 28 février, il a choisi de rester à Paris, les deux heures et demie de décalage horaire avec Téhéran, au lieu des huit heures de l’Amérique du Nord, lui permettant de « suivre au mieux la situation sur le terrain ».
Reza Pahlavi, sans bureau, travaille dans les appartements de « partisans » ou des chambres d’hôtel parisiens. « Mais nous faisons tout pour rentrer en Iran dès que possible », explique un membre de son équipe qui souhaite rester anonyme.
Une équipe restreinte
Aujourd’hui, sa stratégie de reconquête du pouvoir s’organise en partie à partir de la France et du réseau qu’il y a développé. Alexandre Fatemi, un financier français passé par le Koweït, occupe auprès de lui le rôle de conseiller diplomatique depuis la fin de l’année 2022, dans la foulée du mouvement Femme, vie, liberté, qui a débuté après la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre.
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