- Vous avez peut-être remarqué la floraison de fleurs jaunes dans votre jardin cet été.
- Peut-être pensez-vous qu’il s’agit de pissenlits, mais en êtes-vous certain ?
- S’il s’avère que ce sont des porcelles enracinées, vous risquez d’être embêté.
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Ses jolies fleurs jaunes prêtent à confusion. Elle se fait passer pour un pissenlit mais n’en est pas un. La porcelle enracinée est une plante très similaire à cette dernière, mais contrairement au pissenlit, elle est considérée comme une espèce invasive, selon l’Inrae (nouvelle fenêtre), l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.
Vivace, elle s’implante aisément dans les sols pauvres des zones sèches et survit aux fortes températures. Une adventice que l’on trouve dans les jardins, les prés et les cultures et qui fleurit de juin à octobre.
La porcelle enracinée monopolise les ressources grâce à ses racines très longues et résistantes
Si la porcelle enracinée est invasive (nouvelle fenêtre), c’est notamment parce que ses racines sont épaisses et résistent à la tonte. Si elle est présente massivement dans votre extérieur, la porcelle enracinée risque de subtiliser les ressources nécessaires à vos autres plantes pour grandir. Pour vous en débarrasser, il faut donc réussir à arracher l’ensemble des racines (nouvelle fenêtre). Et pour éviter qu’elle revienne, il vaut mieux épaissir votre gazon et occuper l’espace. La porcelle aura plus d’occasions de s’enraciner sur un espace nu.
Un risque énorme pour les chevaux, poneys et ânes
Attention également si vous faites de l’équitation et sortez en promenade, voire si vous avez vous-même un cheval et un pâturage. La porcelle enracinée est toxique pour les équidés, explique le Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine (nouvelle fenêtre)(Respe). Alors que les chevaux ont plutôt tendance à ignorer les porcelles enracinées en règle générale, le manque de nourriture dans les prés, notamment dans les périodes de sécheresse (nouvelle fenêtre), peut les pousser à consommer de la porcelle enracinée. Or, alors même qu’elle est toxique, elle semble aussi addictive. Les chevaux qui y ont goûté ne s’arrêtent plus d’en manger.
Chez les équidés, la porcelle enracinée provoquerait un syndrome du harper australien. Cela se manifeste par des atteintes au niveau du système nerveux, des tremblements ou des flexions involontaires des pattes arrière.
Lola BRETON Pour TF1 Info