La philosophe Chloé Santoro est postdoctorante à l’université Paris-Est Créteil au sein du Laboratoire interdisciplinaire d’étude du politique Hannah-Arendt et chercheuse associée au laboratoire Logiques de l’agir à Besançon. Lauréate du prix du Collège de France 2025 pour les jeunes chercheurs, cette autrice d’une thèse sur la démocratie athénienne est experte scientifique pour le processus délibératif en cours sur la recherche durable à la faculté de biologie et de médecine de l’université de Lausanne. Ces assises doivent proposer des actions concrètes pour réaliser les objectifs socio-environnementaux décidés par l’université en juillet 2024.
Que pensez-vous de cette idée de faire appel à un panel tiré au sort pour délibérer de questions politiques ?
Le tirage au sort est une procédure intéressante, employée massivement par la démocratie athénienne, dans l’Antiquité, et que l’on redécouvre aujourd’hui. Elle est utile pour mobiliser des citoyens ordinaires, c’est-à-dire ceux qui a priori n’ont rien à faire là… c’est du moins ce que l’on se dit ou ce qu’ils se disent. Mais, quand on donne à ces personnes très diverses l’occasion de se réunir et de réfléchir ensemble, leur diversité devient justement une aide à la réflexion.
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