- Un maire des Côtes-d’Armor a été mis en examen notamment pour abus de faiblesse sur plusieurs femmes, a indiqué lundi le parquet de Toulon.
- Âgé d’une vingtaine d’années, il est soupçonné d’avoir dirigé un groupe sectaire organisé autour d’un groupe de discussion.
Il est soupçonné de pratiques sectaires. Interpellé jeudi, un maire des Côtes-d’Armor a été mis en examen notamment pour abus de faiblesse sur plusieurs femmes. Selon le parquet de Toulon, un viol aurait été commis sur au moins l’une d’elles.
Le mis en cause, âgé d’une vingtaine d’années, est soupçonné d’avoir dirigé, depuis le sud de la France, un groupe sectaire organisé autour d’un groupe de discussion créé sur un réseau social. Il réside désormais dans les Côtes-d’Armor, où il a été arrêté la semaine dernière et « où il a été récemment élu maire d’une petite commune
« , avait indiqué le parquet jeudi. Son maintien en détention provisoire a été prononcé par le juge des libertés et de la détention, a ajouté Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, dans un communiqué.
Six jeunes femmes victimes présumées
Selon le quotidien Ouest France
(nouvelle fenêtre), il s’agit du maire de Tréogan qui avait remporté les élections municipales de mars dans cette petite commune d’une centaine d’habitants. Les enquêteurs ont identifié au moins six jeunes femmes victimes présumées du suspect entre 2017 et 2026. L’une d’elles, une étudiante de 21 ans, avait porté plainte en 2022 dans le département de la Mayenne. Elle accusait un homme de la « menacer de mort
» si elle quittait le groupe de discussions « structuré par une organisation hiérarchisée
» et ayant pour objectif affiché « la rencontre de personnes à haut potentiel intellectuel
« , selon le parquet.
Les participants, « adeptes de spiritualité et de philosophie, se voyaient promettre la possibilité d’atteindre le ‘cinquième palier d’instruction ultime’ à condition de suivre l’enseignement de cet homme, qui aurait exigé de certaines femmes une ‘dévotion totale’, en le reconnaissant comme ‘l’absolu’ et le ‘divin’
« , selon le parquet.
Outre une emprise sur leur vie intime, le prévenu leur aurait également soutiré de l’argent, jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour l’une d’elles. « L’une de ces femmes affirmait aussi avoir vécu des violences psychologiques et avoir subi des actes sexuels sous la contrainte
« , avait précisé le parquet. Les investigations vont se poursuivre sous l’autorité d’un magistrat instructeur.









