• Une crue dévastatrice a fait au moins 160 morts et des centaines de disparus au Népal et au Tibet.
  • Des catastrophes naturelles de ce type sont-elles possibles en France ?
  • Beaucoup de travail a été fait pour pouvoir résister à des événements d’une telle ampleur.

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Le bilan provisoire est déjà très lourd. Au moins 160 personnes ont été tuées ce mercredi au Népal où une crue dévastatrice accompagnée d’un glissement de terrain a ravagé une région frontalière avec le Tibet. Des localités entières ont été rayées de la carte, selon des travailleurs humanitaires. Plusieurs centaines de personnes sont portées disparues, parmi lesquelles de nombreux touristes étrangers. Un tel drame peut-il se dérouler en France ? 

On se souvient du 20 juin 2024, lorsque le hameau de la Bérarde à Saint-Christophe-en-Oisans dans l’Isère était entièrement ravagé par une crue qui venait des sommets. Après des pluies torrentielles, un lac situé sur un glacier s’est vidangé, emmenant avec lui une masse de rochers, d’arbres et de graviers. 

Des vallées moins importantes qu’en Himalaya

C’est un phénomène bien connu dans les glaciers du monde entier. De l’eau s’accumule, retenue par de la glace ou des roches. Mais si cette digue cède, l’eau trouve alors un passage et se déverse brutalement en quelques minutes. Il n’y a aujourd’hui aucun site en France qui présente ces conditions de risque, assure un glaciologue. 

« On a des vallées qui sont d’une ampleur beaucoup moins importante que ce qu’il peut y avoir en Himalaya. Beaucoup de travail a également été fait notamment sur les barrages ou sur les différentes infrastructures pour pouvoir résister à des événements d’ampleur », explique Xavier Cailhol dans le reportage en tête.

L’exemple de Saint-Gervais en Haute-Savoie

C’est le cas à Saint-Gervais en Haute-Savoie, qui vit aujourd’hui parfaitement avec le glacier de Tête-Rousse au-dessus de la commune. En 1892, une poche d’eau à l’intérieur du glacier s’était brutalement vidée, provoquant une lave torrentielle d’eau, de glace et de roches. Presque 200 personnes étaient mortes. 

« Depuis, on ausculte et on surveille ce glacier toutes les heures. On n’a donc pas de risque à Saint-Gervais. Et quand la poche d’eau est importante, on la pompe », assure Jean-Marc Peillex, le maire de la ville. Il existe ainsi en France une vingtaine de sites auscultés en permanence à l’aide de capteurs, ce qui s’avère évidemment impossible dans les hauteurs de l’Himalaya.

La rédaction de TF1info | Reportage : Sylvie PINATEL, Yann HOVINE

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