Le Mexique aime le football, passionnément. Après les éditions 1970 et 1986, il s’apprête à accueillir sa troisième Coupe du monde à l’été. Un record. Mais cette fois, le pays partage la scène avec les Etats-Unis et le Canada, sous la bannière « United 2026 ». Et ladite « unité » est mise à mal par la politique de Donald Trump. Hasard du calendrier, le coup d’envoi du tournoi sera donné le 11 juin, au stade Azteca de Mexico, quelques jours avant la conclusion du processus de révision de l’Accord Canada-Etats-Unis-Mexique (Aceum), dont le but est de faciliter les échanges commerciaux entre les trois pays d’Amérique du Nord.
Négocié par le chef de file du mouvement MAGA (Make America Great Again, « rendre sa grandeur à l’Amérique ») lui-même, lors de son premier mandat à la Maison Blanche, le traité est désormais dans son viseur. Au point qu’il se dit prêt à mettre un terme à trois décennies d’entente économique avec ses voisins, depuis la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), l’ancêtre de l’Aceum, en 1994.
Dans ce contexte, l’image du trio souriant composé de Donald Trump, de la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum et du premier ministre canadien, Mark Carney, le 5 décembre 2025, à Washington, pour le tirage au sort de la phase de groupes du Mondial, semble bien loin. Aucune chance de le voir, en tout cas, en tribune lors du match inaugural entre le Mexique et l’Afrique du Sud : Mme Sheinbaum a annoncé qu’elle donnerait son billet à une de ses jeunes compatriotes passionnée de football.
Il vous reste 70.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









