« L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses premiers matchs aux Etats-Unis, a assuré Gianni Infantino, mardi 31 mars, auprès de l’Agence France-Presse (AFP). Le président de la Fédération internationale de football est venu assister à un match amical de la sélection nationale iranienne, victorieuse 5-0 du Costa Rica, près d’Antalya, dans le sud de la Turquie.
D’après le calendrier officiel du Mondial, l’Iran doit disputer ses trois matchs de groupe aux Etats-Unis, coorganisateurs du tournoi avec le Mexique et le Canada. Après ses rencontres face à la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) à Los Angeles, la « Team Melli » devra affronter l’Egypte à Seattle (27 juin).
Au déclenchement du conflit, le 28 février, l’Iran a évoqué dans un premier temps un « boycott » de la compétition, avant de se dire prêt à prendre part au tournoi mais pas aux Etats-Unis. A la mi-mars, le patron de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, avait affirmé « être en négociations avec la FIFA pour que les matchs de l’Iran (…) se déroulent au Mexique ». « Nous boycottons les Etats-Unis (…), pas la Coupe du monde », avait alors déclaré M. Taj.
Pour Donald Trump, les joueurs iraniens pourraient ne pas être en « sécurité » aux Etats-Unis
Selon les déclarations de Gianni Infantino à l’AFP, l’Iran devra revoir sa position, et le calendrier initial sera donc maintenu. Et ce, alors même que Donald Trump avait estimé le 12 mars que les joueurs iraniens pourraient ne pas être en « sécurité » aux Etats-Unis.
A Antalya, aux côtés du président de la FIFA, le vice-président de la fédération iranienne, Mahdi Mohammadnabi, n’a pas tenu compte des propos du président américain. « Pour nous, ce qui prime, ce sont les règlements de la FIFA. Nous nous conformerons à tout ce que la FIFA décidera. Chaque pays hôte a pris des engagements envers la FIFA et se doit de les respecter », a-t-il rappelé mercredi.
La présence de Gianni Infantino pour le match de mardi contre le Costa Rica n’avait pas été annoncée. Il s’est installé en tribune peu avant le coup d’envoi et a posé pour des photos avec plusieurs membres de la fédération iranienne, a constaté un journaliste de l’AFP. M. Infantino, qui s’affiche régulièrement avec M. Trump, auquel il a remis le « premier prix de la paix de la FIFA » en décembre, était resté très discret jusqu’à présent sur le dossier iranien, à seulement trois mois de la Coupe du monde.







