Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé une vaste offensive contre la République islamique, qui a répondu par des vagues de missiles et de drones sur le territoire de l’Etat hébreu ainsi que sur des cibles américaines de la région. Des affrontements qui perdurent à ce jour. Forcément dans ce contexte, la présence de la sélection masculine iranienne à la Coupe du monde 2026 de football (du 11 juin au 19 juillet) est plus qu’incertaine.
Une délocalisation des matchs de la Tim-e melli pourrait-elle changer la donne ? C’est en tout cas l’option mise en avant dans un message de l’ambassade d’Iran au Mexique, publié sur X lundi 16 mars. L’équipe doit disputer ses rencontres du premier tour contre la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles (Californie) et l’Egypte à Seattle. Son camp de base est censé être situé à Tucson, dans l’Arizona.
Cité dans le message, Mehdi Taj, le président de la Fédération de football de la République islamique affirme que son instance est en « négociation “avec la fédération internationale (FIFA), pour jouer au Mexique, donc, coorganisateur de la compétition avec les Etats-Unis et le Canada.” Etant donné que [le président Donald] Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l’équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux Etats-Unis », fait valoir le dirigeant.
« Manque de coopération du gouvernement américain »
L’ambassadeur d’Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a pour sa part dénoncé lundi « le manque de coopération du gouvernement américain dans la délivrance des visas et la fourniture de soutien logistique » à la délégation de son pays avant la Coupe du monde, dans un communiqué diffusé sur le site Internet de la représentation. Il a ajouté avoir lui aussi « suggéré à la FIFA » que les rencontres de la Tim-e melli soient déplacés. Contactée par l’Agence France-Presse, l’instance mondiale n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Tout en affirmant que la sélection iranienne était « la bienvenue » aux Etats-Unis, Donald Trump a déclaré la semaine dernière que ses joueurs ne seraient pas en « sécurité » sur le territoire américain, sans préciser les menaces qui pesaient contre eux. Auparavant, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait assuré que le locataire de la Maison Blanche lui avait promis d’accueillir la Tim-e melli. « Personne ne peut exclure l’équipe nationale d’Iran de la Coupe du monde », avait répondu cette dernière sur son compte Instagram.









