Les banques prêtent en moyenne à 3,18 % sur quinze ans, 3,27 % sur vingt ans et 3,38 % sur vingt-cinq ans début février, d’après Meilleurtaux.
Depuis l’automne 2025, certains réseaux remontent leurs barèmes de 0,05 point ou 0,10 point d’un mois sur l’autre. Chacun guette les offres de ses concurrents, au niveau national, mais aussi régional pour les réseaux mutualistes, afin de réajuster sa grille le mois suivant et rester compétitif. Car les banques ont bel et bien envie de prêter et c’est une bonne nouvelle pour les candidats à l’acquisition immobilière.
Après deux années particulièrement moroses, en 2023 et 2024, la production de crédit à l’habitat est enfin repartie à la hausse en 2025, signe d’une normalisation du marché immobilier. Hors renégociation, elle atteint 133,3 milliards d’euros sur les onze premiers mois de l’année, d’après la Banque de France, soit 35 % de plus que sur la même période de l’année précédente. « Pour 2026, les banques affichent des objectifs de production de crédit en ligne ou en légère hausse par rapport à l’an dernier », indique Pierre Chapon, cofondateur de Pretto. Un positionnement prudent lié au niveau élevé de l’OAT dix ans, bien installée au-dessus de 3,50 % depuis la fin novembre. L’emprunt d’Etat à dix ans sert en effet de référence aux établissements pour fixer le taux de leurs crédits aux particuliers.
Inquiétude sur les finances publiques
« Les banques sont soumises à des forces contraires : d’un côté, elles veulent continuer à prêter, ce qui plaide pour des taux bas, mais de l’autre, leurs conditions de refinancement se sont dégradées ces derniers mois », analyse Sandrine Allonier, la porte-parole de Vousfinancer.
La situation devrait perdurer ces prochaines semaines, dans un climat d’inquiétude sur la maîtrise des finances publiques. « Les banques rognent sur leur marge afin de limiter la hausse des taux des crédits. Ceux-ci devraient progressivement se diriger vers 3,50 % sur vingt ans à la fin du premier semestre, ce qui reste raisonnable par rapport aux plus de 4 % de décembre 2023 », précise Caroline Pasquereau, directrice marketing stratégique et communication d’Empruntis.
Il vous reste 64.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










