« Il n’y a aucune discussion avec le gouvernement des Etats-Unis, à l’exception de contacts techniques dans le domaine migratoire », a écrit sur X le président cubain, Miguel Diaz-Canel. Dimanche, Donald Trump avait déclaré à des journalistes à bord d’Air Force One, que « nous [Washington] sommes en train de discuter avec Cuba. Vous le saurez très bientôt », sans plus de détails.
« Il existe des accords migratoires bilatéraux en vigueur, que Cuba respecte scrupuleusement, a ajouté M. Diaz-Canel. Comme le démontre l’histoire, les relations entre les Etats-Unis et Cuba, pour avancer, doivent se fonder sur le droit international, plutôt que sur l’hostilité, la menace et la coercition. »
Depuis l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 3 janvier lors d’une opération des forces américaines à Caracas, Donald Trump a multiplié les menaces contre Cuba, allié économique et idéologique du Venezuela. Dimanche, il a durci le ton contre l’île, située à 150 km des côtes de Floride, et exhorté le pays caribéen à accepter « avant qu’il ne soit trop tard » un « accord » dont il n’a pas précisé la nature.
Menaces et provocations
« Il n’y aura plus de pétrole ou d’argent à destination de Cuba. Zéro ! », a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social. La Havane a réagi vigoureusement. Cuba « est une nation libre, indépendante », et « personne ne [lui] dicte quoi faire », a répondu dimanche Miguel Diaz-Canel.
Dimanche, le président américain a également republié un message suggérant que son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, né de parents immigrés cubains, pourrait devenir président de l’île caribéenne, l’accompagnant de ce commentaire : « Ça me semble bien ! »
Les menaces du magnat républicain surviennent alors que l’île, sous embargo américain depuis 1962, est enlisée depuis cinq ans dans une profonde crise économique et sociale, marquée par un grave déficit de devises, une érosion des services publics, ainsi que des pénuries de carburant et des coupures d’électricité récurrentes.





