Sur les images prises par les secours omanais, le Mayuree-Naree, la poupe en flammes, était abandonné par l’équipage, contraint de prendre place dans de petites embarcations de sauvetage après que le vraquier thaïlandais a été atteint, mercredi 11 mars, par « deux projectiles d’origine inconnue » à 11 milles marins (20 kilomètres) au nord de la ville de Khasab, à l’entrée du détroit d’Ormuz. Trois personnes sont portées disparues. L’incendie du Mayuree-Naree marquant la fin d’une accalmie de quatre jours le long de cette voie maritime stratégique où transite un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.
Aux premières heures du jeudi 12 mars, deux pétroliers ont cette fois été pris pour cible au large de l’Irak, faisant au moins un mort, ont annoncé les autorités irakiennes, qui ont engagé des recherches pour retrouver des « disparus ». Le Zefyros, battant pavillon maltais, s’apprêtait à entrer dans le port de Khor Al-Zoubeir où il comptait charger 30 000 tonnes supplémentaires de carburant pétrolier liquide naphta (principalement utilisé en pétrochimie), après avoir déchargé une cargaison précédente. Le deuxième navire, le Safesea-Vishnu, voguait sous pavillon des îles Marshall et a été affrété par une entreprise irakienne.
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