La douzième édition des Biennales internationales du spectacle, qui avaient lieu à Nantes les 21 et 22 janvier, a pris des airs de tribune politique. Placé sous le signe de la « résistance », l’événement a alerté sur la situation d’un monde culturel essoufflé, et a engagé, à moins de deux mois des municipales et un an de l’élection présidentielle, une réflexion autour de la décentralisation culturelle.
Une quarantaine d’associations d’élus, de collectivités territoriales, de syndicats et d’organisations professionnelles se sont donc réunis autour de la rédaction d’un « Livre blanc de la décentralisation culturelle », coordonné par l’Observatoire des politiques culturelles (OPC). Loin de remettre en question le modèle décentralisé, les organisations plaident pour un renforcement de son fonctionnement aujourd’hui « fragilisé par la conjoncture politique et budgétaire », selon les signataires du document. Mise en place dans les années 1980, la décentralisation culturelle repose sur le transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales, et sur des financements croisés entre les différentes entités administratives.
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