Le Venezuela s’est réveillé, dimanche 4 janvier, dans un état de stupeur et de sidération, sans parvenir à croire que, pour la première fois de son histoire, le pays avait subi un bombardement aérien la veille. Les rues de Caracas, restées vides samedi, commençaient à reprendre vie, au ralenti. Les seuls endroits vraiment fréquentés étaient les supermarchés et les stations essence : comme à leur habitude lorsqu’une crise se profile, les Vénézuéliens font des réserves en anticipation de possibles pénuries.
Les appels du chavisme à manifester pour protester contre l’enlèvement, dans la nuit de vendredi à samedi, du dirigeant Nicolas Maduro par un commando américain n’ont rassemblé que des groupes épars. Le fils du président a lui-même exhorté ses partisans à se mobiliser et à descendre dans la rue. Le gouvernement avait appelé, samedi, à la lutte armée.
Dans quelques quartiers, des colectivos, des groupes civils de choc, ont été déployés. En province, des mobilisations sporadiques ont eu lieu, comme dans l’Etat de Yaracuy (nord du pays), où le gouverneur, Leonardo Intoci, a publié sur Instagram des vidéos de lui, arme automatique en bandoulière ou haranguant des manifestants. Mais dans l’ensemble, les Vénézuéliens sont restés chez eux.
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