- Des parlementaires mandatés recommandent, mercredi 4 février, d’anticiper la « revaccination » pour éviter le retour de la dermatose bovine cet été.
- Ils appellent aussi à débloquer des moyens budgétaires pour mieux anticiper les crises sanitaires.
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Dermatose nodulaire, Mercosur : les agriculteurs mobilisés
Vacciner à nouveau pour éviter le retour de la dermatose bovine cet été. Des parlementaires de la commission des affaires économiques du Sénat mandatés pour faire un « premier bilan »
ont rendu leurs conclusions, mercredi 4 février, « première étape d’un indispensable retour d’expérience à froid »
, après avoir auditionné « 141 acteurs du monde agricole et experts du sanitaire animal »
depuis la mi-novembre, selon un résumé du rapport consulté par l’AFP.
Les sénateurs soulignent qu’il existe un « consensus scientifique sur l’efficacité du protocole sanitaire »
choisi pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui allie l’abattage total des foyers dès qu’un cas est recensé dans le troupeau, la vaccination dans les zones situées à proximité et l’interdiction des mouvements d’animaux.
Ils pointent toutefois une communication de l’État « parfois insuffisante ou inadaptée »
, qui a conduit à « une prolifération de fausses informations »
, et appellent à dépêcher systématiquement un expert scientifique aux réunions publiques. La Coordination rurale et la Confédération paysanne ont contesté la stratégie, demandant la fin de l’abattage total et la vaccination préventive élargie.
Anticiper le déploiement de la revaccination au printemps
Anticiper le déploiement de la revaccination au printemps
Rapport des parlementaires
Sur la vaccination de l’ensemble du territoire, les parlementaires affirment que le « bénéfice/risque »
est défavorable puisque la France perdrait le statut indemne lui permettant d’exporter. Ils soulignent toutefois l’urgence à « anticiper le déploiement »
de la « revaccination au printemps »
et à ce qu’une décision soit prise lors d’un « Parlement du sanitaire », réunion de l’ensemble des acteurs impliqués sous l’égide du ministère. La prochaine réunion aura lieu lundi 9 février à 15h au ministère de l’Agriculture à Paris.
La vaccination est considérée comme efficace pour une durée de « 12 à 18 mois »
, selon le gouvernement. La revaccination permettrait de garantir l’immunité des troupeaux dans les zones à risque au cours de l’été prochain, période propice à la prolifération des mouches piqueuses vectrices du virus.
À court terme, les parlementaires appellent aussi à renforcer les contrôles de mouvements d’animaux dans une zone de 5 km autour des foyers de la maladie, où ils sont interdits. À plus moyen terme, ils souhaitent « des moyens budgétaires »
pour moderniser les bases de données qui permettent d’identifier les bovins et suivre leurs déplacements.






