Vendredi 9 janvier, une certaine nervosité flottait autour de la Maison Blanche à Washington. La Cour suprême venait d’indiquer en début de matinée qu’elle rendrait une décision dans des affaires plaidées, sans préciser laquelle. L’administration Trump et certains médias anticipaient déjà qu’il s’agisse du dossier des droits de douane, dont la légalité est contestée et sur lequel les juges de la plus haute instance juridique avaient exprimé, début novembre 2025, de fortes réserves.
L’un des conseillers économiques de Donald Trump, Kevin Hassett, a tenté de faire retomber la pression en affirmant qu’un plan B était prêt à être mis en œuvre si la Cour suprême invalidait la principale mesure économique de Donald Trump, avant de constater qu’il s’agissait d’une fausse alerte. La décision reste imminente, mais il faudra encore patienter quelques jours pour la connaître.
Cette agitation et la persévérance de la Maison Blanche à trouver d’autres moyens pour appliquer sa politique douanière sont logiques face à la gifle politique que représenterait une invalidation par la Cour suprême. Ces droits de douane se traduisent « par l’imposition de taxes aux Américains, ce qui a toujours été un pouvoir fondamental du Congrès » et non de l’exécutif, a rappelé en novembre le président de la cour, John Roberts. Mais, au-delà de la question constitutionnelle, l’inefficacité économique de ce protectionnisme débridé n’a fait que se confirmer.
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