- Les deux mineurs ont été arrêtés mardi dans le Nord puis mis en examen dans le cadre d’une enquête du parquet antiterroriste.
- L’un d’eux a reconnu un projet « d’action violente » qui aurait pu viser un centre commercial ou une salle de concert.
C’est une enquête préliminaire ouverte discrètement début février qui a conduit à l’interpellation de deux adolescents de 16 ans, mardi 17 février, dans le Nord. Selon le parquet national antiterroriste (Pnat), confirmant une information donnée plus tôt dans la soirée par Le Parisien
(nouvelle fenêtre), l’un d’eux, présenté comme le meneur, a reconnu un projet « d’action violente »
d’inspiration jihadiste.
D’après les premiers éléments de l’enquête, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la cible n’était pas arrêtée mais aurait pu être « un centre commercial ou une salle de concert »
. Appelé à détailler son mode opératoire, le jeune homme a expliqué aux enquêteurs avoir prévu de « dérober »
une arme à feu et a admis avoir acheté des produits chimiques afin de réaliser, à son domicile, des tests de combustion. Pour l’heure, aucune indication n’a été donnée sur d’éventuels complices.
Mis en examen pour « association de malfaiteurs »
Vendredi, le parquet antiterroriste (nouvelle fenêtre) a quant à lui ouvert une information judiciaire, permettant désormais à un juge d’instruction de poursuivre les investigations, alors que les deux adolescents ont depuis été placés en garde à vue, puis mis en examen.
Conformément aux réquisitions du PNAT, le meneur présumé a été placé en détention provisoire et le second adolescent a été placé sous contrôle judiciaire. Ce dernier est présenté comme un suiveur « informé »
des projets de son camarade, et soupçonné d’avoir contribué à renforcer les convictions radicales violentes de son ami.
Dans un entretien accordé il y a quelques mois à l’AFP à l’occasion des commémorations des 10 ans des attentats du 13-Novembre, le procureur national antiterroriste Olivier Christen affirmait que la menace jihadiste est « la plus importante à la fois dans son volume et dans le niveau de préparation des passages à l’acte »
et « s’accroît »
depuis trois ans. Autre source d’inquiétude pour les autorités : depuis 2023, 70% des individus interpellés pour des faits de terrorisme avaient moins de 21 ans.












