- Une reconstitution de la disparition de cette mère de famille en 1993 a été réalisée, jeudi, en présence de Monique Olivier.
- L’ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret avait avoué son implication dans l’affaire.
- Selon l’avocate des parties civiles, « cette nouvelle Monique Olivier parle et essaie sincèrement d’aider ».
La famille de la victime aura-t-elle enfin les réponses ? La reconstitution de l’enlèvement de la mère de famille de 29 ans en 1993 s’est déroulée, jeudi 13 février, sur la commune de Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne). La jeune femme aurait été victime de l’ex-tueur en série, aujourd’hui décédé, Michel Fourniret et de sa compagne de l’époque, Monique Olivier, présente sur les lieux de la reconstitution.
Cette dernière « essaie sincèrement d’aider »
, a salué l’avocate des parties civiles, Corinne Herrman parlant de « nouvelle Monique Olivier ».
Interviewée peu avant minuit après sept heures de reconstitution dans le pavillon où Lydie Logé a disparu, elle a salué la relation qu’a su construire la juge d’instruction du pôle « cold case » de Nanterre, Sabine Khéris, avec l’ex-épouse de Michel Fourniret. Ainsi, selon l’avocate, « on a une idée plus précise du scénario mais on a encore du chemin à faire ».
Une « horreur » pour la famille
La soirée pluvieuse de jeudi a permis de construire un « album photographique »
des souvenirs de Monique Olivier selon Me Herrmann, en faisant rejouer le rôle de la victime et de ses deux agresseurs par des figurants. L’avocate de la famille de Lydie Logé, dont une tante et une cousine ont assisté à cette reconstitution, a indiqué ne pas vouloir « quitter l’espoir »
de retrouver le corps de la jeune femme pour « pouvoir lui donner une sépulture »
selon le souhait de ses proches.
Ce moment a été pour eux « une horreur »
, selon Corinne Herrmann, « ça les ramène à la mort de Lydie dans les mains de ces deux tueurs en série »
qu’étaient Monique Olivier et Michel Fourniret. Les repérages et les fouilles doivent se poursuivre, mais cette fois sans la présence de l’ex-épouse du tueur en série. « Ce n’est pas le point final de l’enquête »
, a assuré l’avocate, appelant d’éventuels témoins à se faire connaître.
Mère d’un garçon de sept ans, Lydie Logé avait disparu le 18 décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet, petit village de 240 habitants, peu après avoir fait des courses de Noël à Argentan avec une amie. Alors que deux enquêtes menées de 1994 à 1998 puis de 2004 à 2009 avaient abouti à des non-lieux, les investigations ont été relancées en 2018 après des rapprochements entre des traces ADN issues de composés organiques retrouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l’ADN de la mère de Lydie Logé. Présente dans l’Orne depuis mardi, Monique Olivier, 77 ans, a été interrogée et confrontée à plusieurs lieux de cache possibles du corps de Lydie Logé. Son avocat Richard Delgenes s’est refusé à tout commentaire.











