- Le président américain était en visite d’État en Chine, notamment pour évoquer les échanges commerciaux avec son homologue Xi Jinping.
- La Maison Blanche espérait repartir avec un certain nombre d’accords.
- Mais rien n’avait été annoncé ou détaillé ce vendredi après le départ de Donald Trump.
Donald Trump a quitté, vendredi 15 mai, la Chine. Une visite de deux jours à l’issue de laquelle il a revendiqué des « accords commerciaux fantastiques »
, tandis que son homologue Xi Jinping a évoqué plus sobrement des « consensus »
. Peu de détails ont filtré sur la nature exacte de ces accords entre les deux superpuissances.
Une vingtaine de grands patrons américains accompagnaient le président des États-Unis pour ce voyage. Parmi eux, Elon Musk (Tesla et SpaceX), l’homme le plus riche de la planète, mais aussi Tim Cook (Apple), Kelly Ortberg (Boeing), Jensen Huang (Nvidia) ou encore Larry Fink (BlackRock).
À l’issue de ce sommet pékinois, le dirigeant américain a déclaré à bord d’Air Force One que la Chine allait « acheter des milliards de dollars de soja »
. Auprès de l’agence Bloomberg (nouvelle fenêtre), le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a indiqué qu’il s’attendait à ce que la Chine accepte d’acheter pour « plus de 10 milliards de dollars »
de produits agricoles américains, pas uniquement du soja.
Il a ajouté que la Chine avait renouvelé les licences d’exportation de certains abattoirs afin qu’ils puissent vendre du bœuf américain en Chine.
200 « gros » avions Boeing
Donald Trump a aussi rapporté la promesse initiale d’achat, faite par son hôte selon lui, de 200 « gros »
avions Boeing, dans un entretien avec la chaîne Fox News
(nouvelle fenêtre). Cette commande pourrait en appeler une autre de 750 appareils si la Chine est satisfaite des 200 premiers, a-t-il ajouté plus tard à bord d’Air Force One en route pour les États-Unis.
Si cela est confirmé, il s’agirait du premier contrat majeur de l’avionneur en Chine en près de dix ans. En raison des tensions commerciales entre Pékin et Washington, Boeing avait été exclu du deuxième marché aéronautique mondial.
La Maison Blanche espérait repartir avec un certain nombre d’autres avancées. Mais rien n’avait été annoncé ou détaillé ce vendredi plusieurs heures après le départ de Donald Trump. Lors d’un point presse tenu après le départ du dirigeant, le ministère chinois des Affaires étrangères a refusé de confirmer le moindre accord. Le porte-parole du ministère, Guo Jiakun, s’est contenté de déclarer que « l’essence même des relations économiques et commerciales sino-américaines réside dans l’intérêt mutuel et la coopération gagnant-gagnant »
.
Quid des droits de douane ?
Donald Trump a indiqué n’avoir pas abordé avec Xi Jinping l’épineuse question des droits de douane (nouvelle fenêtre) que s’imposent les deux pays. Auprès de Bloomberg, Jamieson Greer, le représentant américain au commerce, a indiqué que les États-Unis et la Chine allaient créer un « Conseil du commerce »
, qui sera chargé de superviser la réduction des droits de douane sur environ 30 milliards de dollars de marchandises. Il a ajouté que les États-Unis s’efforçaient d’orienter leurs échanges commerciaux avec la Chine vers « le type de produits que nous souhaitons vendre »,
comme les avions, le soja, les dispositifs médicaux et l’énergie.
Selon Xinhua, l’agence d’information officielle chinoise, Xi Jinping a déclaré aux chefs d’entreprise américains que la Chine « s’ouvrirait davantage »
et que les entreprises américaines auraient de « plus larges perspectives »
sur son marché. Le constructeur d’automobiles électriques Tesla dépend fortement de sa Gigafactory de Shanghai et des consommateurs chinois, tandis que le géant des puces électroniques Nvidia souhaite pouvoir recommencer à vendre sur le marché chinois, ce qui lui est interdit en raison des règles d’exportation américaines, que Washington justifie par la protection de la sécurité nationale.









