Les annonces des droits de douane par Donald Trump ont semé la panique sur les marchés financiers.
Jeudi 3 avril, les principales places boursières mondiales ont creusé leurs pertes.
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La guerre commerciale de Donald Trump contre le reste du monde
Panique à la bourse. Plus de 24 heures après l’offensive du président américain Donald Trump, qui a imposé des droits de douane à la quasi-totalité de la planète, les principales places boursières ne masquent pas leurs inquiétudes. Et cela ne cesse de s’observer dans les chiffres.
Jeudi 3 avril, des milliards de dollars d’actions sont partis en fumée à Wall Street, où les ménages américains placent massivement leur épargne. Nasdaq (-5,97%) et S&P 500 (-4,84%) ont connu leur pire séance depuis 2020 et le début de la crise sanitaire liée au Covid-19. Les entreprises fuies par les investisseurs sont celles dont le modèle de production est en péril en raison de leur dépendance aux importations en provenance d’Asie. Comme l’habillement (Gap, -20,38%) ou la tech (Apple, -9,25%).
Les marchés vont bondir
Les marchés vont bondir
Donald Trump après la débâcle à Wall Street
Pas de quoi inquiéter Donald Trump. « L’économie avait beaucoup de problèmes », a préféré déclarer le président américain devant la presse. « C’était un patient malade, (elle) va finir en pleine forme. » Il prédit ainsi un bond financier et économique. « Les marchés vont bondir » et « le pays va bondir », a-t-il encore assuré.
Reste que dans le monde entier, les bourses sont dans le rouge. La Bourse de Paris a enregistré jeudi son plus fort recul quotidien depuis deux ans, le CAC 40 perdant 3,31% en une séance face aux inquiétudes sur la croissance mondiale. Les pertes sont encore plus fortes en Italie, où la Bourse de Milan a reculé de 3,6%. Francfort (-3,01%) et Londres (-1,55%) ont suivi la même tendance. Au Japon, la Bourse de Tokyo a chuté ce vendredi de plus de 3%.
Face au choc, les investisseurs se sont rués vers les valeurs refuges, au premier rang duquel les obligations d’États, ces morceaux de dette d’un pays avec différents horizons de remboursement. Car plus une obligation est recherchée par les investisseurs, plus son taux va baisser. Le taux auquel la France emprunte sur dix ans a ainsi reculé à 3,37%, contre 3,43% la veille en clôture. Ce qui pourrait être une bonne affaire… pour les crédits immobiliers. Mais c’est une autre histoire.