En 1930, la distillerie Dolin avait déjà tremblé. Lancée en 1814, installée à Chambéry depuis 1830, l’entreprise savoyarde avait dû s’accommoder de nouvelles taxes sur les exportations aux Etats-Unis ainsi que de la prohibition, raconte l’histoire locale. A l’époque, son vermouth, sa boisson phare, connaissait un vrai succès outre-Atlantique. Il y avait obtenu une médaille d’or lors de l’Exposition universelle de Philadelphie, en 1876, et le marché américain ne s’était que renforcé au fil du temps. Jusqu’à ces tumultes passagers.
En 2025, bis repetita ? Dolin est devenu une fierté savoyarde, surtout pour ses sirops sans alcool et ses génépis. Mais, du côté des Etats-Unis, ce sont toujours ses vermouths, blanc, rouge ou dry, qui ont la cote. Sur un chiffre d’affaires de plus de 18 millions d’euros en 2024, « l’export représente 50 % de l’activité, dont 70 % pour le marché des Etats-Unis, précise le président-directeur général de la distillerie, Pierre-Olivier Rousseaux. Nous n’exportons que du vermouth là-bas. C’est un marché très important pour nous ».
« Le risque de ralentissement est sévère »
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