Face à l’offensive protectionniste de Donald Trump, l’Union européenne (UE) a du mal à montrer ses muscles. Certes, la Commission, compétente en matière de commerce, menace les Etats-Unis de mesures de rétorsion douloureuses. Elle évoque de nouveaux droits de douane sur les biens américains et des représailles contre les géants du numérique ou le secteur financier. Mais, sur le fond, sa présidente, Ursula von der Leyen ne se fait pas plus précise et elle insiste surtout sur la nécessité de négocier. « Il n’est pas trop tard », a-t-elle répété, jeudi 3 avril, comme une incantation.
La veille, le président américain célébrait le « jour de la libération » à Washington en annonçant des droits de douane sans précédent, qui touchent toutes les régions du monde. Les importations européennes, elles, se verront taxées à hauteur de 10 % dès le 5 avril, puis de 20 % à compter du 9 avril. Ces surtaxes ne s’ajouteront pas aux droits de douane de 25 % qu’il a déjà imposés pour l’acier et l’aluminium d’une part et les voitures de l’autre. Dans les prochaines semaines, Donald Trump devrait aussi prendre des dispositions pour les produits pharmaceutiques, les semi-conducteurs et le bois, encore épargnés.
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