Lorsque Donald Trump a commencé à s’exprimer dans la roseraie de la Maison Blanche, mercredi 2 avril, les investisseurs ont cru que le président des Etats-Unis allait se contenter d’imposer un droit de douane général de 10 % sur les importations. Soulagement, les indices ont commencé à monter dans les échanges après clôture. Et puis est venue la liste des tarifs prétendument réciproques, et Wall Street a chuté lourdement. « On aurait presque dit un scénario d’apocalypse. Ma première réaction a été : pire que le pire. Ça va être un moment de panique sans précédent. J’avais presque du mal à respirer », a déclaré au Wall Street Journal Dan Ives, analyste financier star chez Wedbush spécialisé dans la tech. Effectivement, la catastrophe s’est confirmée dès l’ouverture de Wall Street jeudi 3 octobre.
L’indice S&P 500, qui représente les grandes entreprises, a fini en recul de 4,84 %, tandis que le Nasdaq, riche en entreprises technologiques, perdait 6 %. C’est la plus forte correction depuis mars 2020, au début de la pandémie de Covid. Depuis le plus haut atteint dans la foulée de l’élection de Trump, la correction atteint 18 %. Dans le détail, Nike, qui importe l’essentiel de ses chaussures d’Asie, reculait de 14 % ; le fabricant d’ordinateurs Dell, de 18 % ; Apple, qui assemble ses iPhone en Chine, Amazon, et Meta de 9 % ; le fabricant de semi-conducteurs taïwanais TSMC et le géant Nvidia perdaient 7,6 % ; la plus puissante banque américaine, JP Morgan, reculait de 7 %.
Il vous reste 74.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.