DISNEY+ – À LA DEMANDE – SÉRIE
Depuis les débuts des années 2000, voire un peu avant si l’on compte Sex and the City, le genre sériel a souvent servi de laboratoire à une écriture et une représentation plus modernes, plus audacieuses et complexes de la sexualité féminine. Dans le soin et la finesse avec laquelle elle filme le désir et le plaisir, Dying for Sex s’inscrit dans cette filiation, tout en lui ajoutant une profondeur existentielle intéressante qui fait dialoguer la « petite mort » avec la grande, la vraie, celle qui s’apprête à faucher Molly (Michelle Williams), 40 ans.
On fait sa connaissance dans le cabinet d’un thérapeute de couple où la jeune femme pense en voix off, à défaut de parler. A côté d’elle, son mari râle – le cancer du sein dont Molly a souffert deux ans plus tôt a abîmé leur sexualité et ils ne font plus l’amour. Silencieuse à côté de lui, Molly voudrait juste que cet homme, dont on devine qu’il n’est pas un mauvais bougre mais qu’il a du mal à regarder autre chose que son nombril, la désire.
Un coup de fil interrompt la session. C’est le médecin de Molly et il lui apprend le pire – la récidive, les métastases, le pronostic qui s’assombrit, le nombre de jours à vivre, qui soudain diminue. En sortant du cabinet, Molly plaque son mari et décide, par la même occasion, de faire de sa meilleure amie, l’encombrante et fofolle Nikki (Jenny Slate), celle qui l’accompagnera jusqu’aux portes de l’au-delà.
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