• Le ministère de la Santé ougandais a déclaré vendredi soir l’état d’épidémie d’Ebola sur son territoire.
  • Un homme de 59 ans y est mort de la maladie après s’être rendu en République démocratique du Congo voisine, a précisé cette même source.
  • L’OMS a été informée vendredi matin de la 17ᵉ flambée du virus en RDC au cours des 50 dernières années.

La flambée d’Ebola, déclarée ce matin en République démocratique du Congo (RDC), se propage à l’Ouganda. Le ministère de la Santé ougandais a confirmé vendredi 15 mai « une épidémie de maladie causée par le virus Ebola Bundibugyo » dans un communiqué, ajoutant qu’un homme de 59 ans était décédé de cette maladie dans un hôpital de la capitale, Kampala.

Il s’agit d’un cas importé de RDC. Le pays n’a pas encore confirmé de cas local

Le ministère de la Santé ougandais

L’homme, un ressortissant congolais, avait été hospitalisé lundi et est mort trois jours plus tard. « Il s’agit d’un cas importé de RDC. Le pays n’a pas encore confirmé de cas local », a précisé le ministère ougandais, qui dit avoir déployé d’importants protocoles de dépistage et de surveillance.

246 cas suspects, dont 65 décès à ce stade

Vendredi matin, la RDC a fait état à l’OMS de sa 17ᵉ épidémie du virus Ebola dans la province de l’Ituri, située dans le nord-est du pays, à la frontière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. L’agence sanitaire de l’Union africaine (UA), basée à Addis-Abeba, a mis en garde vendredi contre un « risque élevé de propagation », et quelque 246 cas suspects, dont 65 décès, ont été signalés à ce stade. 

« Il s’agit d’une épidémie de grande ampleur », a déclaré lors d’un point presse Jay Bhattacharya, directeur par intérim des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis. L’épidémie d’Ebola la plus meurtrière en RDC, survenue entre 2018 et 2020, avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades. Le dernier épisode d’Ebola en RDC avait fait au moins 34 morts en août 2025 ; l’épidémie la plus meurtrière dans le pays avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades, entre 2018 et 2020.

Car malgré de récents vaccins et traitements, le virus reste souvent mortel, avec des taux de létalité qui varient de 25% à 90%, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette fièvre hémorragique hautement contagieuse a fait 15.000 morts en Afrique depuis sa découverte en 1976.

Victor GAUTIER avec AFP

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