- Le ministre de l’Éducation nationale était l’invité de LCI ce dimanche 1er février.
- Il a confirmé la création d’un poste de défenseur des droits des enfants pour mieux signaler les suspicions de violences.
- Il sera nommé au printemps, a-t-il annoncé.
Ces derniers mois, l’Éducation nationale a été marquée par plusieurs scandales de violences sexuelles. Parmi les deux cas les plus médiatisés : celui de l’établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram, où ont été révélées des violences sexuelles étalées sur un demi-siècle ; et les affaires qui ont secoué le secteur périscolaire, éclaboussé par des enquêtes et signalements pour violences sexuelles à Paris notamment. Pour refaire de l’école un lieu de confiance, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray avait alors annoncé son souhait de nommer auprès de la médiatrice de l’Éducation nationale un défenseur des droits des enfants. Il a donné plus de précisions ce dimanche sur LCI, dans l’émission « En toute franchise ».
« Quand on dépose le matin son enfant à l’école (…) on ne peut pas accepter qu’il puisse courir un risque de violences, notamment de violences sexuelles »
, a débuté le ministre. Pour que les cas de violences signalés, notamment par les parents, soient mieux remontés et traités, « je veux que la médiatrice ait un adjoint en charge de la protection de l’enfance »
, « que les parents puissent avoir un guichet unique, qu’ils puissent saisir quelqu’un, et que ce quelqu’un puisse dire ‘Voilà comment il faut prendre en charge cette situation' »
, a poursuivi Édouard Geffray. « Il faut aussi que cette personne puisse nous donner un nombre de recommandations pour faire évoluer les pratiques, en termes de repérage, en termes de sanctions. Tout simplement, on a besoin d’un aiguillon interne. »
Il a dit avoir deux noms en tête pour remplir cette mission, et que la personne serait nommée « tout début du printemps, probablement 1ᵉʳ avril »
.
Des contrôles d’honorabilité tous les 2-3 ans pour le personnel périscolaire
Par ailleurs, Édouard Geffray souhaite « renforcer ce qu’on appelle le contrôle d’honorabilité de tous les personnels »
de l’Éducation nationale, notamment ceux du périscolaire où il n’est pas systématique. « Il y aura un enjeu pour le périscolaire à le faire de manière plus systématique et récurrente (…) tous les deux-trois ans »,
estime-t-il. Aussi, il faut mieux cadrer la façon dont sont signalés les possibles cas de violences sexistes et sexuelles dans les familles, puisque l’école est « le premier signaleur de violences sexuelles et sexistes »
qui ont lieu à « 80% dans le cercle intrafamilial »
, a rappelé le ministre. « Dès cette semaine, on aura un protocole d’action qui sera partagé par tous les établissements et qui permettra d’agir en temps réel et d’agir de la bonne manière, à la fois juridiquement, socialement »
, a-t-il précisé.











