- Avant d’aller voter aux prochaines élections municipales, les 15 et 22 mars, savez-vous combien gagne votre maire ?
- La question n’est pas si simple car la fonction n’est pas rémunérée par un salaire.
- Les édiles perçoivent en revanche une indemnité, calculée en fonction de la taille de leur commune.
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Élections Municipales 2026
En France, être maire n’est pas un métier. Et pour cause, il n’y a pas de salaire à proprement parler. « Les fonctions de maire, d’adjoint et de conseiller municipal sont gratuites »
, indique l’article L2123-17 du Code général des collectivités territoriales. Nonobstant, les maires (et leurs adjoints) reçoivent une indemnité « pour tenir compte des dépenses résultant des fonctions électives »
.
Combien perçoit un maire ? Peut-il toucher plus ou moins que le montant prévu par la loi ? Dans quelles communes l’indemnité a-t-elle le plus augmenté en 2026 ? TF1info vous aide à y voir plus clair avant les prochaines élections municipales, les 15 et 22 mars.
Un plafond fixé par la loi
Si l’exercice d’un mandat local est par principe gratuit en France, le maire perçoit une indemnité de fonction au titre de cet engagement citoyen. Cela ne prend pas en compte les remboursements des frais de déplacement ou de représentation, entre autres, décidés par le conseil municipal.
Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) en précise le cadre légal puisque ces indemnités mensuelles ne sont pas identiques pour chaque maire. En effet, le calcul du montant repose sur la valeur de l’indice brut 1027 de la fonction publique, qui ne peut dépasser un plafond fixé selon le nombre d’habitants de la commune (tableau ci-dessous).
Ainsi, le maire d’une commune de moins de 500 habitants perçoit chaque mois environ 1.155 euros brut, tandis que la somme s’élève à 5.960 euros pour les élus des communes de plus de 100.000 administrés. Sans surprise, l’indemnité la plus importante est reçue par le maire de Paris et s’élève à 7.912,76 euros brut mensuels.
De nombreuses exceptions
Néanmoins, ces montants restent indicatifs puisque le Code général des collectivités territoriales stipule que « le conseil municipal peut, par délibération, fixer une indemnité de fonction inférieure au barème ci-dessus, à la demande du maire »
et que « l’indemnité de fonction versée aux maires des communes de 100.000 habitants et plus peut être majorée de 40% du barème »
dans certaines conditions (article L2123-23).
Et ce n’est pas tout. D’autres exceptions s’appliquent pour les maires de métropoles, de chefs-lieux et des communes très touristiques ou sinistrées. Les maires des communes qui ont vu leur population augmenter à la suite de travaux publics d’intérêt national (par exemple l’électrification) ou qui ont été attributaires de certaines dotations (de solidarité urbaine et de cohésion sociale ou bien d’aménagement des communes d’outre-mer) peuvent également bénéficier de majorations d’indemnités de fonction dans certaines limites.
Une revalorisation plus importante dans les petites communes
Ces montants sont par ailleurs en hausse pour les communes de moins de 20.000 habitants grâce à la loi Gatel du 22 décembre 2025. Ce nouveau système vise à soutenir les élus locaux confrontés à l’inflation et à la charge de travail croissante, avec une augmentation allant jusqu’à 10% pour les maires des villages de moins de 1.000 habitants (8% pour les communes de moins de 3.500 habitants ; 6% pour celles de moins de 10.000 habitants et 4% pour les communes de moins de 20.000 habitants).










