- Au lendemain d’un vote marqué par la percée de La France insoumise, des alliances à gauche, notamment entre PS et LFI, ont commencé à se nouer.
- Dans l’optique du second tour, dimanche 22 mars, des tractations ont commencé entre les forces politiques.
- Et, déjà, malgré l’absence « d’accord national » du Parti socialiste avec La France insoumise, les annonces d’alliances conclues ou en cours s’accumulent.
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Élections Municipales 2026
Le dilemme de la gauche pour le second tour des élections municipales. Alors que les résultats du premier tour, dimanche 15 mars, sont marqués par une percée de La France insoumise – en embuscade à Lille ou à Toulouse et toujours en lice à Paris – et des scores favorables au Rassemblement national – comme à Marseille, des alliances, notamment entre le Parti socialiste et LFI ont commencé à se nouer ce lundi en vue du second tour. Un sujet complexe, notamment pour le PS qui avait écarté tout « accord national » avec La France insoumise.
Mais face aux résultats, tard dans la nuit de dimanche, des tractations ont débuté partout où des triangulaires, quadran, quinquan voire sexangulaires – comme à Mulhouse ou Poitiers – sont théoriquement possibles. « Des fusions sont en cours ou faites dans la moitié des villes de plus de 100.000 habitants »
avec LFI, a assuré à l’AFP l’Insoumis Paul Vannier.
Alliance à Toulouse, négociations à Lyon
À Toulouse, quatrième ville de France, les candidats insoumis et PS-Écologistes ont annoncé une « liste commune »
, en bonne position pour tenter de battre le maire divers droite sortant. Tout comme dans la commune de Besançon, où la maire sortante écologiste, Anne Vignot, distancée par le candidat Les Républicains, a indiqué s’allier à LFI pour « battre la droite ». Du côté d’Avignon, la liste La France insoumise menée par Mathilde Louvain va fusionner avec celle menée par le PS David Fournier, arrivées respectivement quatrième et troisième dans la Cité des papes, selon les deux partis consultés par l’AFP lundi.
À Lyon, les négociations sont en bonne voie pour un ralliement de la candidate avec le maire sortant écologiste Grégory Doucet pour contrer l’ancien patron de l’OL, Jean-Michel Aulas. À Lille, les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et insoumis cherchant une alliance avec les Écologistes. Même la maire sortante de Nantes et numéro deux du PS, Johanna Rolland, pourtant tenante d’une ligne anti-LFI, a entamé des négociations avec le parti mélenchoniste, pour barrer la route au candidat LR qui la talonne.
C’est non à Marseille
À Paris et Marseille, les négociations s’annoncent plus ardues après des campagnes tendues entre socialistes et insoumis. Dans la capitale, le candidat PS Emmanuel Grégoire a certes largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati (nouvelle fenêtre) d’au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la ville. Mais la candidate insoumise Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, a l’intention de se maintenir s’il ne lui propose pas de fusion, hypothèse que le socialiste a toujours exclue.
En face, le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel a commencé à « travailler »
à un « projet d’alternance »
dans la capitale avec Rachida Dati mais à la condition que cette dernière ne noue aucune alliance avec Sarah Knafo (Reconquête), en mesure également de se maintenir.
À Marseille, le maire sortant Benoît Payan a déposé sa liste et définitivement fermé la porte à LFI, refusant toute « tambouille ».
L’Insoumis Sébastien Delogu, lui aussi qualifié, avait jugé la position de de l’élu « irresponsable »
et plaidé pour un « front antifasciste »
. Les choix pour le second tour du 22 mars devront être tranchés au plus tard mardi à 18h, dernier délai pour déposer ses listes en préfecture. À ce moment-là, les têtes de liste ayant obtenu plus de 10% des voix dimanche devront dire si elles se maintiennent, fusionnent ou se désistent.












