• Invité lors d’un entretien exclusif sur LCI lundi, depuis Buenos Aires, le président argentin Javier Milei a livré une lourde charge contre l’Europe.
  • Le dirigeant ultralibéral et grand admirateur de Donald Trump a notamment estimé que le continent se trouvait déjà en déclin.
  • En cause selon lui, un « terrible » problème qui serait lié à l’immigration ou encore le « désastre » qu’aurait provoqué la diffusion du « wokisme ».

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Prise en étau entre « trois blocs », « les Amériques », la « Russie » et la « Chine », l’Europe serait quant à elle déjà « en train de couler ». Lors d’une interview exclusive sur LCI ce lundi 21 septembre, le président argentin ultralibéral Javier Milei a vivement critiqué le Vieux Continent, dont l’avenir serait incertain, menacé par des « problèmes politiques, économiques et démographiques ». Le responsable, attendu pour une visite en France du 30 septembre au 2 octobre selon la presse argentine, recevait Darius Rochebin au palais présidentiel de Buenos Aires, la Casa Rosada (nouvelle fenêtre)

« En Europe, il y a trop de réglementation, une sur-réglementation » et la promotion d’un « État-providence vraiment pervers », a d’abord fustigé le dirigeant, connu pour avoir fait d’une tronçonneuse son totem (nouvelle fenêtre). Il se vante quant à lui d’avoir « divisé par deux » le nombre de ministères au sein du gouvernement argentin, depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, une politique d’austérité qui a aussi déclenché des mouvements de contestation. 

« Un grand point d’interrogation » sur l’avenir de l’Europe

« L’Europe n’a pas seulement un problème économique, mais aussi un problème terrible avec l’immigration », a ajouté cet admirateur et allié du président des Etats-Unis, Donald Trump, sans livrer davantage de détails. Il a ainsi anticipé des « conséquences démographiques horribles », des critiques également régulièrement formulées par la Maison Blanche (nouvelle fenêtre)

« Le wokisme a commis un véritable désastre en Europe », a encore raillé le président argentin. Un terme utilisé en particulier aux États-Unis par des milieux conservateurs, pour décrire ce qu’ils assimilent à une tendance à la bien-pensance et à un excès de militantisme de la part de leurs adversaires de gauche. 

L’Europe était déjà devenue « une zone qui a stagné, qui ne peut pas croître », s’est encore indigné Javier Milei, estimant que seuls la dirigeante italienne Giorgia Meloni et l’ex-Premier ministre hongrois Viktor Orbán, tous deux d’extrême droite (nouvelle fenêtre), avaient pris la mesure de la situation. « La position progressiste woke détruit l’Europe, le berceau de la civilisation occidentale », s’est-il encore inquiété, après avoir martelé que « si l’on ne prend pas conscience de cette situation, l’Europe cessera d’être ce qu’elle a représenté pour l’Occident »

« Il y a un grand point d’interrogation : nous ne savons pas ce que va devenir ce continent », a-t-il encore raillé. Au passage, il a estimé que la capitale de l’Europe était Rome et non Bruxelles, qui incarnerait « la décadence, la vision du wokisme, de l’État-providence, le long chemin du socialisme ». « C’est une mort pleine de souffrance, lente et sans courage », a-t-il encore cinglé, voyant dans ce courant socialiste « le mal absolu ». Il a toutefois glissé que son pays entretient « d’excellentes relations d’amitié, de longue date » avec la France, et a même vanté une « excellente relation » avec le président français Emmanuel Macron. 

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