- La taxe sur les petits colis est entrée en vigueur le 1er mars 2026 dans l’Hexagone.
- Les plateformes de e-commerce étrangères ont mis en place des stratégies de contournement de cette taxe.
- La journaliste économique Isabelle Gounin fait le point sur LCI.
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Shein, l’enseigne chinoise controversée du e-commerce
Le 1er mars 2026, la France a officiellement mis en place sa taxe sur les petits colis. L’objectif : enrayer le développement des plateformes d’e-commerce, telles que Temu ou Shein. Il s’agit d’une taxe de 2 euros par catégorie d’articles sur les colis qui ne viennent pas de l’Union européenne (UE) et dont le montant est inférieur à 150 euros.
« Pour contourner cette taxe, les plateformes ne font plus atterrir leurs avions à Paris, mais passent par d’autres villes, et notamment aux Pays-Bas ou encore en Belgique, à l’aéroport de Liège en particulier
« , explique la journaliste économique Isabelle Gounin sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
En 2025, en moyenne, l’aéroport de Liège recevait 109 millions de petits colis, un chiffre monté depuis à 186 millions, soit une hausse de près de 70%. Cette situation met en péril les entreprises françaises du secteur de la logistique. « Quand on n’a plus d’activité, on n’a plus de revenus. Comment je vais payer les employés ? Je ne sais pas
« , nous livre Frédéric Campagnac, PDG de Clevy Links.
En juillet, la taxe française de deux euros sera cumulée avec un droit de douane européen de trois euros par type d’article commandé, portant à cinq euros en France la taxation de chaque catégorie d’article commandée. Puis, un dispositif 100% européen similaire à la taxation française est prévu pour novembre 2026, harmonisant les règles pour l’ensemble du marché unique. « La taxe petit colis qui est en vigueur en Italie et en France va l’être à partir de la rentrée, je crois que c’est le mois de novembre, dans toute l’Europe. Donc, on ne pourra pas la contourner
« , a déclaré le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin.









