• L’Argentine affronte l’Espagne, dimanche 19 juillet (à 21h, en live commenté sur TF1info), en finale de la Coupe du monde.
  • Sous le coup de la déception, les supporters français pourraient avoir du mal à trouver un intérêt à regarder cette affiche entre l’équipe qui a battu les Bleus en demi-finale et celle qui les a vaincus en finale il y a quatre ans.
  • Pourtant, TF1info a trouvé trois bonnes raisons de suivre la rencontre.

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Deux géants du football pour un seul titre. Ce dimanche 19 juillet, la finale de Coupe du monde qui se jouera au MetLife Stadium de New York opposera l’Espagne à l’Argentine, vainqueures en demi-finale de la France et de l’Angleterre (qui ont rendez-vous la veille en petite finale). Si les supporters français ne sont pas emballés par l’affiche, qui oppose le tombeur des Bleus en demi-finale à l’équipe qui les a battus il y a quatre ans en finale au Qatar, il existe pourtant de nombreuses raisons de le faire. TF1info en a retenu trois.

Une affiche (presque) inédite

Jamais une telle affiche n’a eu lieu en finale de Coupe du monde. L’Argentine et l’Espagne se sont même très peu affrontées. Si elles avaient rendez-vous cette année en finale de la « Finalissima », la compétition avait finalement été annulée à cause de la guerre au Moyen-Orient. Le seul affrontement dans un Mondial entre les deux équipes remonte à 1966, bien avant les premiers sacres argentins (1978, 1986, 2022) comme espagnol (2010), lorsqu’elles figuraient dans le même groupe II, avec la Suisse et l’Allemagne de l’Ouest, future finaliste malheureuse. Ce 13 juillet 1966 à Birmingham, l’Argentine s’était imposée contre la Roja 2-1.

Au total, l’Albiceleste n’a affronté l’Espagne qu’à 14 reprises, pour un résultat équilibré : six victoires de chaque côté, et deux matchs nuls. La dernière opposition, en amical en mars 2018, a tourné à la correction pour les Sud-Américains, surclassés 6-1 par l’Espagne, alors dirigée par Julen Lopetegui. 

Des retrouvailles entre Messi et Yamal

La finale de la Coupe du monde sera aussi le premier affrontement entre les deux attaquants stars Lionel Messi et Lamine Yamal. Surtout, les deux enfants du Barça vont se retrouver près de vingt ans après une séance photo mythique. En effet, en 2007, l’Argentin, 20 ans, avait posé aux côtés du jeune Yamal, alors âgé de seulement cinq mois, devenu depuis la star de la Roja. Le cliché, partagé par le père de l’Espagnol, est devenu viral ces derniers jours. On y voit le jeune Lamine dans un bain, et près de lui le futur octuple Ballon d’or. 

La photo a été prise en décembre 2007, lors d’une séance photo organisée par le journal catalan Sport, la Fondation Barça et l’Unicef, dans le but de réaliser le calendrier de l’année 2008 au profit du Fonds des Nations unies pour l’enfance. « À l’époque, personne ne pouvait imaginer que ce bébé deviendrait celui qu’il est aujourd’hui. On ne pouvait pas non plus savoir que Messi deviendrait la légende qu’il est devenue », a confié en 2024 Joan Monfort, le photographe à l’origine du cliché, interrogé par The Athletic, qui n’a découvert qu’il y a deux ans l’identité du bébé qu’il avait immortalisé. 

Un autre match dans le match

La finale sera l’occasion de retrouvailles entre les deux sélectionneurs, l’Argentin Lionel Scaloni et l’Espagnol Luis de la Fuente. En effet, les deux hommes se connaissent bien, notamment parce que le dernier a été le formateur du premier, en 2017 en Espagne. « En plus de l’avoir eu comme professeur lors de mon cursus d’entraîneur, j’entretenais avec Luis une relation particulière parce que, franchement, j’apprécie sa proximité et sa façon d’être. Le destin a voulu que, aujourd’hui, nous nous retrouvions en finale », a souri le coach sud-américain, mercredi, après la victoire de l’Argentine face à l’Angleterre. 

« Au départ, il a été assez critiqué, parce qu’il arrivait aussi avec peu de bagage, disaient certains, mais il a eu ‘la mauvaise fortune’ d’être champion d’Amérique et du monde avec l’Argentine », déclarait Luis de la Fuente durant l’Euro 2024. Mais « c’est un grand entraîneur, une belle personne et un excellent gestionnaire de groupe », ajoutait-il. Ce dimanche, l’élève dépassera-t-il le maître, pour offrir à l’Argentine une quatrième étoile et un doublé historique ?

J.F.

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