- La mission de la Nasa, Artemis II, doit décoller du Centre spatial Kennedy en Floride à partir de 00h24 (heure française).
- Pendant près de dix jours, quatre astronautes s’aventureront jusqu’à la Lune pour en faire le tour sans s’y poser, comme Apollo 8 en 1968.
- Suivez ici les préparatifs et le décollage en direct.
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Avec Artemis, l’Homme bientôt de retour sur la Lune
Minute par minute
AU PROGRAMME DES DIX JOURS DANS L’ESPACE
Après Artemis I il y a quatre ans, premier vol d’essai non habité vers la Lune, la mission Artemis II s’élance ce soir. L’équipage, composé d’une femme et de trois hommes, fera le tour du satellite de la Terre pendant une dizaine de jours. Voici le programme.
BONSOIR
Bienvenue dans ce direct consacré au lancement très attendu de la mission Artemis II. Quatre astronautes s’envolent ce soir vers la Lune, ce qui n’était pas arrivé depuis la fin du programme Apollo il y a plus de 50 ans. Suivez ici, en direct et avec nous, les préparatifs et le décollage attendu pour 00h24 précises, heure française.
Après plusieurs années d’attente, cette nouvelle fenêtre semble être la bonne. La mission spatiale Artemis II de la Nasa, premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans, doit décoller mercredi de Floride (jeudi à 00h24, heure française). Artemis est l’héritage de programmes lancés dans les années 2000 pour succéder aux navettes spatiales américaines, et qui ont survécu à plusieurs présidences jusqu’à ce que Donald Trump officialise le programme Artemis lors de son premier mandat.
D’une durée d’environ 10 jours, la mission constituera le premier vol habité du programme Artemis, qui ambitionne de ramener des Américains sur la Lune pour y établir une présence à long terme et préparer de futures missions vers Mars.

Après un test à vide de la fusée et du vaisseau en 2022, la Nasa veut s’assurer lors d’Artemis II qu’ils fonctionnent correctement avant de tenter un alunissage en 2028 lors de la mission Artemis IV.
Contrairement à l’époque d’Apollo, la Nasa collabore cette fois avec d’autres pays, notamment européens, et le secteur privé, dont les entreprises SpaceX et Blue Origin des milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos, qui ont à charge de développer les alunisseurs.
Décollage depuis la Floride
L’équipage prendra place dans le vaisseau Orion, juché au sommet de la fusée SLS de la Nasa. Haute de 98 mètres, soit d’environ 10 mètres de moins que la fusée Saturn V de l’époque d’Apollo, cette fusée orange et blanche décollera depuis le Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral en Floride. En raison d’une trajectoire de vol très spécifique, le lancement ne pourra se faire qu’à des moments précis.
La fenêtre de lancement ouvre le 1ᵉʳ avril, avec des lancements possibles chaque jour jusqu’au 6 avril, puis à nouveau à la fin du mois.

Un test crucial pour la préparation de la mission Artemis IV
Après le décollage, l’équipage ne mettra pas immédiatement le cap vers la Lune, mais se placera en orbite autour de la Terre. Là, il mènera diverses vérifications et manœuvres pour s’assurer de la fiabilité et de la sécurité du vaisseau – qui n’a jamais transporté d’humains auparavant – avant de s’aventurer plus loin. Si ces tests sont concluants, le vaisseau Orion donnera alors la grande poussée nécessaire pour quitter l’orbite terrestre et entamer le voyage vers la Lune.
Durant ce dernier, qui durera entre trois et quatre jours, ils réaliseront d’autres tests et expériences scientifiques. Une fois arrivés près de la Lune, ils en feront le tour et survoleront sa face cachée. Lors de ce moment suspendu, ils devraient battre le record d’Apollo 13, en devenant les êtres humains à s’être le plus éloignés de la Terre.
Leurs observations pourraient aider la Nasa à choisir le site d’alunissage pour Artemis IV, qui s’aventurera jusqu’au pôle sud de l’astre, où aucun homme n’est jamais allé.
La trajectoire qu’ils suivront est dite « de retour libre »
, c’est-à-dire qu’elle est pensée pour que le vaisseau soit attiré par la Lune puis naturellement ramené vers la Terre. Ce voyage retour durera trois ou quatre jours et sera marqué par la rentrée dans l’atmosphère, l’un des moments les plus dangereux de la mission.
Lors d’Artemis I, le bouclier thermique protégeant le vaisseau a été altéré d’« une façon inattendue »
lors de cette étape, d’après un rapport technique. L’agence spatiale a donc revu la trajectoire du vaisseau afin que l’angle d’entrée dans l’atmosphère soit un peu moins violent pour le bouclier. Une fois cette étape passée, le vaisseau sera freiné par de puissants parachutes et amerrira dans les eaux du Pacifique, au large de la Californie.








