- François Bayrou s’est dit « persuadé » que la question de l’endettement « commence à travailler dans l’opinion ».
- Les oppositions, elles, conviées à Matignon la semaine prochaine, considèrent que « la page est tournée » et que son gouvernement tombera.
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Minute par minute
PÉDAGOGIE
Il n’a plus que quelques jours pour convaincre. Mais les partis et organisations syndicales ne sont pas les seuls publics à conquérir pour François Bayrou. Le Premier ministre cible aussi directement les Français.
Dette : selon Bayrou, les Français ont comprisSource : TF1 Info
DES EFFETS POSSIBLES SUR LA CROISSANCE DU PIB
L’incertitude politique renforcée par l’annonce d’un vote de confiance le 8 septembre et la possible chute du gouvernement de François Bayrou menace la croissance française qui, bien que fragile, a été plus forte que prévu au deuxième trimestre. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,3% entre avril et juin a été une bonne surprise, d’autant plus saluée que la hausse a été supérieure aux prévisions de l’Institut national de la statistique (Insee), qui tablait sur 0,1%.
Mais à peine un mois plus tard, le paysage s’est nettement assombri avec le retour du risque politique, dans un contexte déjà marqué par l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douanes américains. Éventuelle chute du gouvernement, dissolution, risque pour l’adoption du budget, hausse des taux d’intérêt: les facteurs susceptibles de nuire à la production de richesses en 2025 et 2026 sont multiples, mais leur impact reste encore difficile à évaluer.
CONFÉRENCE DES ORGANISATIONS SYNDICALES
L’ensemble des huit confédérations syndicales françaises se réunissent vendredi matin au siège de la CFDT à Paris pour lancer une mobilisation unitaire contre le projet de budget du gouvernement en suspens de François Bayrou.
La CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires se retrouveront dès 8 heures du matin, avant une conférence de presse prévue à 10 heures.
Ils devraient choisir une date pour manifester contre les projets d’économies budgétaires, contre lesquels l’intersyndicale a lancé une pétition qui recueillait jeudi 360.000 signatures.
L’INQUIÉTUDE DES RÉGIONS DE FRANCE
Le vice-président des Régions de France, François Bonneau, s’est dit jeudi « particulièrement préoccupé » par la « préparation du budget 2026 » et par l’instabilité politique qui risque de se répercuter sur le financement des régions, et notamment des lycées.
Le budget des régions consacré à l’éducation « est le deuxième » le plus important, et occupe une « place déterminante », selon le vice-président de l’association, les lycées étant la responsabilité de ces collectivités territoriales. « Nous sommes particulièrement préoccupés par la préparation du budget 2026 et la situation politique actuelle », a alerté M. Bonneau lors d’une conférence de presse avant la rentrée scolaire jeudi.
BONJOUR
Bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité de la crise politique française. François Bayrou s’est dit « persuadé » jeudi que « tout peut bouger dans les onze jours qui viennent » avant le vote de confiance à l’Assemblée, estimant que la question de l’endettement et de l’effort à fournir, sur laquelle il engagera sa responsabilité, « commence à travailler » dans l’opinion. Le gouvernement tente de réaliser 44 milliards d’euros d’économies pour redresser les comptes de la France.
J-10. Alors que François Bayrou soumettra son gouvernement à un vote de confiance le 8 septembre prochain devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre tente le tout pour le tout. En marge de son intervention au Medef, jeudi 28 août, le Premier ministre s’est ainsi dit « persuadé »
que la question de l’endettement « commence à travailler dans l’opinion »
et qu’en conséquences « tout peut bouger »
d’ici au 8 septembre.
Pourtant, ces derniers jours, les positions des oppositions ne semblent pas avoir bougé d’un iota. Conviées à Matignon la semaine prochaine, elles considèrent que « la page est tournée »
et que le gouvernement tombera. La France insoumise, puis les Écologistes, ont du reste refusé l’invitation du Premier ministre qui espère engager lundi de nouvelles consultations.
Les tentatives de négociations de François Bayrou paraissent ainsi perdues d’avance, d’autant que le chef du gouvernement n’a pas arrangé ses relations avec les leaders de l’opposition en affirmant qu’ils étaient en « vacances »
cet été alors que ceux-ci soulignent qu’il n’a jamais cherché à les joindre.
Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 60% des Français approuvent la décision de M. Bayrou de solliciter un vote de confiance… Mais 73% la lui refuseraient s’ils étaient députés. En cas de chute, 54% des Français se disent pour une dissolution de l’Assemblée.