- Oman a annoncé le report d’une réunion prévue lundi entre l’Iran et des pays du Golfe sur l’avenir du détroit d’Ormuz.
- Les combattants houthis ont, eux, atteint l’île de Perim après le retrait des forces gouvernementales, achevant leur prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Oman a annoncé le report d’une réunion prévue lundi entre l’Iran et des pays du Golfe sur l’avenir du détroit d’Ormuz, au cœur de la guerre entre Washington et Téhéran qui verrouille depuis des mois cette voie maritime stratégique. « Il a été décidé de reporter à une date ultérieure la réunion régionale qui devait se tenir lundi à Salalah, afin de créer les conditions propices à un dialogue constructif »
, a annoncé l’agence de presse officielle omanaise ONA.
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Minute par minute
« Nous restons déterminés à promouvoir un dialogue contribuant à la stabilité et à une coopération durable dans notre région »
, a affirmé le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, sur X, affirmant que la réunion avait été annulée « afin de favoriser le consensus ».
Téhéran avait annoncé cette réunion et dit que des pays du Golfe, sans préciser lesquels, et l’Irak y participeraient. Aucun pays de la région n’avait cependant confirmé sa présence et Bahreïn avait dit qu’il n’enverrait personne.
Le détroit de Bab el-Mandeb sous contrôle houthi après la prise d’une île stratégique
Donald Trump a lui affirmé dimanche qu’il « se fich[ait] »
de la réunion. « C’est leur affaire »,
a dit le président américain. Oman et l’Iran sont les deux pays bordant, au sud et au nord, le détroit, par lequel transitaient environ 20% des hydrocarbures mondiaux avant le début du conflit fin février, déclenché par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.
L’Iran et le sultanat d’Oman, qui entretiennent de bonnes relations, discutent depuis plusieurs semaines de la gestion future du détroit, où la navigation était libre avant le déclenchement de la guerre. L’Iran exige désormais des navires qu’ils obtiennent de sa part une autorisation pour le franchir, invoquant des raisons de sécurité et de souveraineté, et réfléchit à un mécanisme pour imposer des frais de service.
Les navires qui n’ont pas d’autorisation sont régulièrement visés par l’Iran, tandis que les États-Unis bombardent périodiquement le littoral iranien pour contester l’emprise de Téhéran sur le détroit. Les Houthis, qui avaient annoncé en juillet un blocus maritime contre l’Arabie saoudite et visé ses pétroliers, ont mis la main la semaine dernière sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, par lequel passe le trafic maritime à destination et en provenance du canal de Suez.
Avec le verrouillage d’Ormuz de l’autre côté de la péninsule arabique, le royaume, premier exportateur mondial de brut, se retrouve pris en étau.