Son règne à la tête de la puissante Eglise orthodoxe de Géorgie aura duré près d’un demi-siècle. Le patriarche Elie II est mort mardi 17 mars à l’âge de 93 ans. C’était une figure emblématique de ce pays du Caucase du Sud, où l’Eglise, qui a des liens avec les autorités, demeure très influente et façonne la vie publique.
« Il a marqué son époque, et sa disparition est une grande perte pour le monde orthodoxe tout entier. Je tiens à présenter mes condoléances à tous les Géorgiens, à notre Eglise et à toute la chrétienté. Par son intermédiaire, par son œuvre, Dieu a ramené la Géorgie à la foi », a déclaré le métropolite Shio Mujiri, qui va diriger par intérim cette Eglise autocéphale apostolique. Ces dernières années, il avait déjà pris en charge la gestion quotidienne de l’Eglise, la santé d’Elie II se détériorant. Un nouveau patriarche doit être élu d’ici à deux mois.
Elie II avait été hospitalisé mardi matin pour une « hémorragie abdominale massive ». Il devait être inhumé dimanche à la cathédrale Sioni à Tbilissi. Après l’annonce de son décès, plusieurs hauts responsables gouvernementaux, dont le premier ministre, Irakli Kobakhidze, se sont réunis à la clinique où il était soigné.
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