L’ancien aumônier militaire Christophe Kowalczyk avait à peine entamé son homélie très politique – dans laquelle ce prêtre polonais tançait une « génération d’immigrés (…) qui, dans la plupart des cas, se révolte tout en profitant du système » – qu’une voix a crépité dehors dans le talkie-walkie des policiers : « Arrivée de Dieudonné ». L’ancien humoriste, multicondamné pour des faits d’escroquerie, de négationnisme ou de fraude fiscale, a obtenu, de son juge des libertés et de la détention, l’autorisation d’assister à l’hommage, jeudi 16 janvier, à Jean-Marie Le Pen, parrain de l’une de ses filles.
Peu importe : pas question, pour la famille de l’ancien leader de l’extrême droite, de le laisser entrer. Arrivé en retard à la messe célébrée en l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce, à Paris, le polémiste antisémite a donc suivi la cérémonie depuis la rue, en compagnie d’autres obsédés par le « lobby juif » jugés trop radioactif par les proches du cofondateur du Front national (FN) pour passer les grilles du parvis.
Il vous reste 83.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.