Pour la communauté LGBTQIA+, il s’agit d’un terrible retour an arrière. Le Parlement indien a voté, mercredi 25 mars, un projet de loi relatif aux droits des personnes transgenres qui vise principalement à en restreindre la définition.
Le texte vient amender la législation en vigueur qui avait été arrachée aux termes d’une bataille juridique historique. La Cour suprême avait, dans un jugement de 2014, reconnu à chacun le droit de définir son genre (homme, femme ou transgenre). La loi sur les personnes transgenres, adoptée en 2019, découle de cette décision. Elle considère comme personne trans, tout individu dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe qui lui a été assigné à sa naissance, qu’il ait ou non subi une chirurgie de réassignation sexuelle.
Dans la pratique, cela s’est traduit en Inde par l’ajout d’un troisième genre sur tous les formulaires officiels et par un dispositif de cartes d’identité pour les personnes transgenres, leur permettant une reconnaissance légale et un accès à des programmes sociaux. Selon le dernier recensement, qui date de 2011, l’Inde compterait officiellement quelque 500 000 personnes transgenres, un chiffre largement sous-estimé selon les militants LGBTQIA+. Et depuis 2019, plus de 30 000 cartes officielles ont été délivrées.
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