Irréconciliables, les deux Libye partagent un point commun : une inquiétude de plus en plus marquée quant à l’état de santé de leurs dirigeants respectifs. Tous deux étaient d’ailleurs absents des célébrations de l’Aïd-el-Fitr organisées jeudi 19 mars dans leurs fiefs de Tripoli et de Benghazi.
Dans la capitale, les fidèles fêtant la fin du ramadan étaient réunis par milliers sur la place des Martyrs, inaugurée en grande pompe, en février 2025, par le premier ministre Abdel Hamid Dbeibah. L’absence du chef du gouvernement d’unité national (GNU), un an plus tard, n’en a été que plus remarquée.
Même constat à l’est du pays, où les fidèles ont rempli la place Al-Kish, à Benghazi, en l’absence du maréchal Khalifa Haftar. Le chef hégémonique de l’Est libyen a aussi manqué la grande prière à laquelle il assiste habituellement.
Ces deux disparitions ont été largement commentées sur les réseaux sociaux libyens, à l’affût de toutes les nouvelles concernant la santé des deux dirigeants rivaux. Des médias de Tripoli et de Benghazi ont aussi évoqué ces nouvelles… mais seulement pour pointer l’absence du chef du camp d’en face.
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