- Un référendum se tient ce dimanche 22 et lundi 23 mars en Italie.
- Défendu par Giorgia Meloni, le vote porte sur la réforme du pouvoir judiciaire.
Nos voisins italiens votent aussi ce week-end, avec la tenue d’un référendum portant sur une réforme judiciaire et s’étalant sur deux jours. Dimanche 22 et lundi 23 mars, l’Italie est donc appelée aux urnes pour se prononcer sur le contenu d’une réforme visant à modifier le statut des magistrats et à améliorer l’efficacité et l’indépendance de la justice.
Une réforme critiquée par la gauche
La question posée est la suivante : « Approuvez-vous le texte de la loi révisant les articles 87, paragraphe 10, 102, paragraphe 1, 104, 105, 106, paragraphe 3, 107, paragraphe 1, et 110 de la Constitution, approuvé par le Parlement et publié au Journal officiel du 30 octobre 2025, sous le titre ‘Dispositions relatives au système judiciaire et à l’établissement du tribunal disciplinaire’ ? ».
Concrètement, elle prévoit la séparation des carrières des juges et des procureurs, la modification du fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la désignation par tirage au sort des conseillers professionnels et non professionnels, et enfin la création d’une Haute Cour disciplinaire en matière de fautes professionnelles des magistrats.
Combat de longue date de la droite et aujourd’hui porté par Giorgia Meloni, cette réforme est une « occasion historique de rendre le système judiciaire plus méritocratique, plus responsable, plus efficace »,
selon les mots de la Première ministre. À l’inverse, l’opposition à la réforme s’inquiète que le pouvoir ne mette la mainmise sur les magistrats. Par exemple, la présidente du Parti démocrate Elly Schlein a critiqué une réforme qui « affaiblit l’indépendance du pouvoir judiciaire ».
Si Giorgia Meloni a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne démissionnerait pas en cas de victoire du « non », elle joue quand même une partie de son avenir politique. En effet, l’échec de ce référendum fragiliserait Giorgia Meloni tant il s’est transformé en plébiscite sur sa personne, comme le rappelle la presse italienne. Le taux de participation est estimé d’ici à lundi soir à 60%, soit plus que prévu.







