Dans leur déclaration commune du 11 mars à Djedda, en Arabie saoudite, les gouvernements des Etats-Unis d’Amérique et de l’Ukraine exposent que « les délégations ont discuté de l’importance des efforts d’aide humanitaire dans le cadre du processus de paix, en particulier pendant le cessez-le-feu susmentionné, y compris en ce qui concerne l’échange de prisonniers de guerre, la libération des détenus civils et le retour des enfants ukrainiens transférés de force ».
Il a donc fallu accepter, côté ukrainien, que l’avancée vers la paix se fasse en réduisant à une concession humanitaire ce qui devrait relever de procédures judiciaires. Pourtant, lors du point de presse dans le bureau Ovale, le 28 février, avant que celui-ci ne dégénère en violente confrontation, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait montré des photographies au président américain, Donald Trump, démontrant que le comportement de l’armée russe relevait de pratiques illégales et criminelles au regard du droit international.
« Nous avons libéré plus de 4 000 guerriers des prisons russes, commentait le président ukrainien en faisant défiler les clichés, mais il y en a des milliers d’autres dans les prisons (…). Vous pouvez comprendre maintenant (…). Ces milliers d’hommes et de femmes, ils ne mangent pas, ils sont battus et ils subissent beaucoup de mauvais traitements. » Ce à quoi Donald Trump avait répondu : « C’est difficile à regarder, oui ! »
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