Officiellement, le dialogue a repris. Moins d’une semaine après l’arrêt du mouvement de grève des médecins libéraux, l’Assurance-maladie a invité, jeudi 22 janvier, les six syndicats représentatifs de la profession à la table de discussions. Quelques jours plus tôt, leur ministre de tutelle, Stéphanie Rist, les recevait pour désamorcer la crise, en promettant de revenir sur toutes les mesures contestées. Opération réussie : l’intersyndicale a mis fin à la grève. Et après ?
La séquence de la grève a reflété le rapport de force favorable dont jouissent les médecins libéraux à l’égard de leurs tutelles. Surtaxation des dépassements d’honoraires, possibilité de fixation unilatérale des tarifs par l’Assurance-maladie, contrôle renforcé de la prescription des arrêts maladie… Toutes ces dispositions, en grande partie prévues dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026, ont été écartées.
Présenté par ses organisateurs comme « inédit », le mouvement l’a sans doute été par le nombre de syndicats et d’organisations cosignant des communiqués ; par ces milliers de médecins qui ont fermé leur cabinet et manifesté, à Paris, entre le 5 et le 15 janvier ; par ces centaines qui ont pris le bus pour « s’exiler » symboliquement à Bruxelles. Avec une union syndicale rarement réalisée, mêlant généralistes et spécialistes, organisations radicales et réformatrices.
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