• Christa Pike est sortie de l’hôpital et a fait son retour derrière les barreaux, ont annoncé samedi 10 octobre ses avocats.
  • Pour rappel, elle devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans au Tennessee, mais sa mise à mort a échoué.

Retour à la case départ pour Christa Pike. La femme, condamnée à mort pour avoir torturé et assassiné une femme de 19 ans en 1995 (elle était alors âgée de 18 ans), a réintégré sa cellule, après son exécution manquée. « Elle continue de recevoir des soins à la prison et nous continuerons de suivre son rétablissement », indiquent ses avocats, dans un communiqué. Selon eux, Christa Pike est « reconnaissante » envers les équipes médicales dans « ces circonstances extraordinaires ». 

Vendredi 9 octobre, l’un des conseils de l’intéressée, Stephen Ferrell, avait affirmé qu’elle allait « plutôt bien » mais que ses bras étaient « très abîmés ». Elle demeure également « quelque peu confuse » : « elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va ». « Je suppose que son état va continuer à s’améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes », a prévenu l’avocat, interrogé par la BBC. 

L’Américaine de 50 ans devait devenir la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Mais elle a survécu à deux injections létales de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d’être admise en urgence dans un hôpital dans un état critique. Une juge a ordonné à l’administration pénitentiaire de préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à cet échec. De son côté, le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis a accepté la démission du chef de l’administration pénitentiaire. 

Cette affaire a relancé le débat outre-Atlantique sur la peine capitale. 

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