- Le déficit commercial américain a atteint un nouveau record en 2025.
- Avec l’instauration de nombreux droits de douane, Donald Trump comptait pourtant le réduire.
- « Le pouvoir d’achat des Américains est sacrément attaqué », explique aussi Nicolas Doze sur LCI.
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Le second mandat de Donald Trump
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a été marqué par la mise en place de droits de douane contre de nombreux pays. Malgré la volonté explicite du président de réduire le déficit commercial américain, celui-ci a atteint un nouveau record en 2025 : 1.241 milliards de dollars, une hausse de 2,1 % sur un an.
« Ça ne fonctionne pas. La réalité, c’est que le pays a plus importé de biens sur son sol qu’il n’en a exportés »
, explique Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI, dans une vidéo à retrouver en tête de cet article. Selon lui, cette guerre commerciale a un effet positif sur l’amélioration du déficit commercial, mais « seulement avec la Chine. Il s’est creusé partout ailleurs, notamment dans l’Union européenne »
.
« Et puis, qui paye le protectionnisme ? C’est toujours le consommateur. Et c’est ce qui s’est passé, il y a un effet inflation. La Réserve fédérale de New York a calculé que 90 % des droits de douane ont été payés par les entreprises et les ménages américains »
, détaille Nicolas Doze, expliquant que les entreprises américaines importatrices ont été contraintes de monter leurs prix.
Une épine dans le pied de Donald Trump, alors que les élections de mi-mandat ont lieu en novembre prochain. « Il a quand même marqué un point, c’est que le marché du travail a résisté »,
précise-t-il.
Nicolas Doze rappelle que Jean Jaurès comparait le protectionnisme à « un abri provisoire qui isole plus qu’il ne protège »
et, selon lui, il va « accélérer les stratégies de contournement ».











