• La justice américaine a engagé jeudi de nouvelles poursuites pour torture contre l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores.
  • Le couple est détenu à New York depuis janvier.

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La justice américaine complète son acte d’accusation envers Nicolas Maduro. Déjà poursuivi pour trafic de drogue, l’ancien président vénézuélien et son épouse Cilia Flores sont désormais accusés de torture contre leurs opposants.

L’ex-homme fort de Caracas et sa femme, incarcérés à Brooklyn depuis leur spectaculaire capture lors d’une opération militaire au Venezuela en janvier, étaient déjà accusés de s’être enrichis à travers le trafic de cocaïne. Le couple est désormais également poursuivi pour « complot en vue de commettre des actes de torture », selon des documents judiciaires rendus publics jeudi, confirmant des informations relayées la veille par plusieurs médias américains.

Des électrocutions et des passages à tabac

La justice a décrit ce jeudi le système de répression mis en place durant la période où Nicolas Maduro dirigeait le pays, entre mars 2013 et janvier 2026. Il évoque notamment des électrocutions, des passages à tabac, des simulations de noyade ou un isolement prolongé à l’encontre d’opposants, affirmant que M. Maduro et son épouse étaient au cœur du dispositif de décision s’agissant de ces actes. 

L’acte d’accusation évoque notamment, sans le nommer, le cas d’un officier militaire arrêté en 2013 et que Nicolas Maduro suspectait de préparer un coup d’État. Selon les procureurs, le président aurait ordonné son arrestation et son transfert aux services de renseignement militaire. L’homme aurait ensuite été frappé et soumis à des décharges électriques répétées pendant sa détention.

Le document judiciaire rapporte aussi qu’à plusieurs reprises la torture a été utilisée à la suite de manifestations anti-gouvernementales en 2014 dans le but d’intimider les opposants politiques. Il évoque enfin plusieurs cas de ressortissants américains détenus dans les prisons du pays : l’un d’eux, arrêté en 2022, aurait subi des coups et des décharges aux organes génitaux ; un autre, arrêté en 2025, aurait été battu pendant deux jours.

Au cours de sa première comparution à New York en janvier, Nicolas Maduro s’était présenté comme « un prisonnier de guerre » des États-Unis. Depuis lors, il a notamment contesté la légalité de l’acte d’accusation, arguant notamment de son immunité en tant que chef d’État étranger. Un argument rejeté par le parquet et qui n’a pas encore été examiné sur le fond. Le procès du couple, qui jusqu’à présent a plaidé non-coupable, est prévu pour débuter le 1er juin 2027.

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