- Un randonneur népalais, porté disparu pendant six jours et considéré comme mort, a été retrouvé ce jeudi 4 juin dans l’Everest.
- Alors que les opérations de recherche avaient échoué, c’est une équipe de l’association assurant le nettoyage de la montagne qui l’a découvert.
- Il a été transféré dans un hôpital de Katmandou « dans un état satisfaisant ».
« Nous avions abandonné tout espoir et même commencé les cérémonies funéraires hier »
, confie son épouse, ce jeudi 4 juin à l’AFP. Dans la matinée, Hillary Dawa Sherpa, grimpeur et guide expérimenté, a été retrouvé dans les pentes de l’Everest, six jours après que son équipier avait déclaré sa disparition. « Il a été retrouvé ce matin alors qu’il rampait vers le camp de base »
par une équipe du Sagarmatha Pollution Control Committee (SPCC), l’association qui s’efforce de nettoyer la montagne, a précisé Pemba Sherpa, de la compagnie chargée des secours 8K Expeditions.
« Un hélicoptère l’a pris en charge pour le
conduire dans un hôpital
de Katmandou »
, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’« il souffre de gelures mais pour le reste, semble dans un état satisfaisant ».
« Il est conscient et suit un traitement »
, a précisé Nishant Dhakal, médecin à l’unité de soins intensifs de l’hôpital HAMS de Katmandou. « Nous traitons ses gelures, ses lésions dues au froid, nous veillons à son hydratation et prenons en charge ses traumatismes. Il fait actuellement l’objet d’examens complémentaires et restera dans notre unité de soins intensifs. »
« Il s’est assis pour faire une pause »
La fille du miraculé raconte que sa famille a eu du mal à croire la nouvelle : « Au début, nous n’étions pas sûrs que ce soit lui, mais ils nous ont envoyé des photos pour confirmer, et là, j’étais heureuse »
, s’émeut-elle.
Hillary Dawa Sherpa avait atteint le 29 mai le sommet de l’Everest, en compagnie de l’alpiniste britannique Chris Thrall, au terme d’une ascension décrite comme longue et difficile par ce dernier. Chris Thrall a dit avoir perdu la trace de Hillary Dawa Sherpa le lendemain, lorsqu’ils redescendaient du camp 4, à environ 7.950 mètres d’altitude, vers le camp 3. « Il s’est assis pour faire une pause avec son sac sur le dos (…) je me suis retourné et je lui ai demandé : ‘Hillary, ça va mon frère ?' »,
a-t-il rapporté. « Il m’a répondu : ‘oui, oui, ça va Chris, s’il te plaît vas-y, vas-y' ».
Le Britannique a expliqué être ensuite venu en aide à un grimpeur polonais en difficulté, et n’avoir plus jamais revu son équipier. Les recherches engagées par la suite pour repérer le Népalais, notamment par hélicoptère, étaient restées vaines.
Cette expédition était l’une des toutes dernières de la saison de printemps, qui a permis à plus d’un millier d’alpinistes d’atteindre le sommet de l’Everest, record absolu de fréquentation selon le département népalais du tourisme. Cinq grimpeurs, deux Indiens et trois Népalais, ont trouvé la mort dans ses pentes depuis le début de l’année.









