• La jalousie familiale prend racine dans l’enfance.
  • Dans « Bonjour ! Avec vous », Yvonne Poncet-Bonissol indique qu’il faut comprendre cette émotion.
  • La psychologue partage des conseils pour des relations apaisées.

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La jalousie en famille est un sujet qui reste tabou, mais qui est pourtant présent dans de nombreux foyers. Elle se manifeste dès la petite enfance. Au sein d’une fratrie, certains ont l’impression que leurs parents préfèrent un autre de leurs enfants et ce sentiment peut perdurer à l’âge adulte. Cela entraîne « un sentiment d’attachement insécure et anxieux. C’est-à-dire qu’on a l’impression de ne pas être à sa place, d’être dévalorisé, de ne pas avoir de sécurité affective », explique Yvonne Poncet-Bonissol, psychologue, invitée de « Bonjour ! Avec vous ». 

Une mère écrit à l’émission pour dire qu’elle se sent plus à l’aise avec son fils et qu’elle ne devrait pas le préférer à sa fille. « Ce n’est pas parce qu’elle a plus de fluidité dans la communication avec son fils qu’elle n’aime pas sa fille. Je crois que l’amour vis-à-vis des enfants peut se manifester différemment », affirme l’experte. Avoir une plus grande fluidité et une plus grande intimité avec l’un de ses enfants ne signifie pas que l’on n’aime pas l’autre.

La place dans la fratrie est importante

Dans une même famille, « il y a bien souvent l’enfant du papa et l’enfant de la maman et ça, c’est récurrent dans toutes les familles », indique Yvonne Poncet-Bonissol. Selon elle, cette situation ne doit pas être dramatisée pour ne pas ressentir de la culpabilité. 

La place dans la fratrie semble aussi avoir son importance puisque l’enfant du milieu s’estime souvent lésé. « C’est très inconfortable d’être l’enfant du milieu. Pourquoi ? Parce que, déjà, il a connu la jalousie de l’aîné. Puis, ensuite, il a connu lui-même la jalousie vis-à-vis du troisième », indique la psychologue. Il se retrouve pris en tenaille entre l’aîné et le dernier qui est d’ailleurs fréquemment le chouchou. Toutefois, selon elle, cette place comporte des avantages avec un enfant empathique, qui ne supporte pas les conflits et qui est plus adaptable. « Il est effacé, humble, mais il réussit parfois mieux », assure-t-elle.

Les conseils contre la jalousie

Pour que ses enfants comprennent qu’on les aime autant l’un que l’autre, la psychologue recommande de faire des activités seul, avec l’un et avec l’autre pour partager des moments privilégiés avec chacun. 

Pour se détacher de ce problème à l’âge adulte, il convient de s’éloigner de son image d’enfant. « Quand on prend conscience que la jalousie est un problème de place et qu’elle peut être normale et qu’elle n’est pas pathologique, ça peut effectivement se diluer », estime l’experte. Face à la réussite d’un frère ou d’une sœur, il arrive d’être jaloux. « Il faut éviter toute forme de comparaison », conseille Yvonne Poncet-Bonissol qui encourage à identifier les causes de ce mal-être pour pouvoir travailler dessus. « La jalousie peut devenir toxique quand elle s’associe à l’envie. On a envie de prendre ce que l’autre a », conclut-elle.

C.F pour TF1 INFO

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