Comment encourager les femmes chinoises à avoir plus d’enfants ? Alors que la population du pays est en baisse depuis quatre ans, faisant craindre à certains experts un impact à long terme « bien plus fort qu’une guerre ou une crise économique », le soutien à la natalité s’impose dans le débat. Au cours de la session annuelle simultanée de l’Assemblée nationale populaire, la chambre d’enregistrement du Parti communiste, et d’une seconde assemblée destinée uniquement aux propositions, qui s’est achevée jeudi 12 mars, des députés venus de toutes les provinces ont émis des suggestions.
L’un d’eux, Zheng Gongcheng, estime que l’Etat devrait compter les années pendant lesquelles les femmes s’arrêtent de travailler comme cotisées pour leur santé et leur retraite. Un autre, Gan Huatian, préconise d’allonger le congé paternité et de le rendre obligatoire afin de réduire le fardeau qui pèse sur les mères. Cependant, c’est surtout le montant que l’Etat est prêt à débourser pour inciter ses citoyens à faire des enfants qui se trouve au cœur des discussions.
Le gouvernement a déjà annoncé, en juillet 2025, une allocation de 3 600 yuans (un peu moins de 460 euros) par enfant et par an jusqu’à son troisième anniversaire. Cela représente un premier pas dans un pays dont les dirigeants ne dissimulent pas leur scepticisme à propos de l’Etat-providence à l’européenne. Celui-ci y est perçu comme incitant à l’indolence et à l’endettement, par opposition à une société chinoise qui serait axée sur le labeur.
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