Les débarquements des bateaux français continuent de baisser. En 2024, les pêcheries hexagonales ont ramené à terre quelque 306 000 tonnes de poisson, 5 % de moins que l’année précédente. Ce niveau de captures – lié entre autres à l’obligation, pour plusieurs centaines de navires, de rester un mois à quai l’hiver pour éviter les captures accidentelles de dauphins – est le plus faible enregistré depuis l’an 2000. Un peu plus d’un quart du volume de poissons débarqués restent toutefois issus de populations surpêchées, et 7 % de stocks halieutiques considérés comme effondrés (cabillaud de mer du Nord, maquereau de l’Atlantique Nord-Est, anguille…), indique l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), dans un rapport rendu public mardi 3 mars.
L’Union européenne s’était pourtant fixé pour objectif d’atteindre d’ici à 2020 au plus tard le « rendement maximum durable » pour tous les stocks, c’est-à-dire le volume maximum de poissons de chaque espèce pouvant être pêché dans une zone géographique, sans mettre en péril le renouvellement de celle-ci à long terme. C’est justement sur cet indicateur que se base l’Ifremer pour élaborer son diagnostic.
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