• Les tarifs des complémentaires santé augmentent.
  • Est-il rentable d’avoir une mutuelle ?
  • Adélaïde Robert, cheffe de rubrique santé de 60 Millions de consommateurs, est l’invitée de « Bonjour ! Avec vous ».

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En France, 95% des foyers ont une mutuelle pour compléter la partie prise en charge par l’Assurance maladie. Il est parfois difficile de faire son choix parmi les mutuelles et leurs garanties. La France comprend à peu près 400 fournisseurs de mutuelles qui comprennent les assurances et les institutions de prévoyance. Pour connaître les garanties de sa mutuelle, la plupart des complémentaires santé possèdent des espaces client pour voir le détail des remboursements. 

Sur le site de l’Assurance maladie, le compte ameli recense notre consommation de soins. « Pour savoir si on a besoin d’une mutuelle, on peut déjà regarder son relevé ameli », indique Adélaïde Robert, cheffe de rubrique santé et hygiène de 60 Millions de consommateurs, invitée de « Bonjour ! Avec vous ». De son côté, le site de la complémentaire santé recense le décompte des remboursements. « Pour savoir si c’est rentable, il suffit de faire le comparatif entre ce qu’on dépense chaque année en additionnant ses cotisations et on regarde ce qui nous est remboursé », ajoute-t-elle. Il faut aussi s’intéresser au reste à charge. Parfois, il vaut mieux payer un peu plus pour être mieux remboursé.

Les contrats de mutuelle augmentent avec l’âge

Adélaïde Robert conseille aux personnes âgées, surtout celles qui ont de petits moyens, de prendre une mutuelle pour prévenir les risques. « Une journée en hospitalisation, en réanimation, c’est 3.500 euros », précise-t-elle. L’Assurance maladie en rembourse 80%, mais le reste à charge est tout de même de 700 euros. En moyenne, au-delà de 70 ans, une mutuelle coûte environ 150 euros par mois. Au-delà de 80 ans, cela peut monter à 160, 170 euros par mois. Pour les personnes souffrant de pathologies, payer une telle somme sera « rentable » tandis que d’autres « vont vraiment cotiser à perte », souligne la journaliste. 

Des contrats de couple existent. Lorsqu’il y a un écart d’âge important, avec quelqu’un qui a une prime plus forte, il peut être intéressant de prendre le contrat en premier avec la personne « qui a le plus gros risque pour que la réduction soit appliquée sur la bonne personne », recommande la cheffe de rubrique santé de 60 Millions de consommateurs. Une personne à la retraite n’a pas forcément intérêt à se mettre sur le contrat de son conjoint encore actif car les garanties ne sont pas suffisantes. « Les garanties des contrats collectifs sont taillées pour des actifs », ajoute-t-elle.

Faut-il changer de mutuelle à la retraite ?

Pour faire des économies, des villes ou des régions proposent des contrats collectifs qui correspondent aux besoins des seniors. Des mutuelles permettent aussi de bénéficier de services insoupçonnés. Si votre santé vous empêche de cuisiner, après une hospitalisation par exemple, vous pouvez être éligible à du portage de repas. Pour connaître vos droits, la journaliste  conseille de bien lire les garanties comprises dans votre contrat, notamment celles concernant les médecines douces. 

Les sociétés prennent en charge au moins 50% de la mutuelle de leurs employés. En cas de départ à la retraite, la loi permet de garder les mêmes garanties et le même tarif la première année. « Ce n’est pas tout à fait le même tarif parce qu’on paye sa propre part plus la part qui était payée avant par l’employeur », explique-t-elle. Il n’est pas forcément intéressant de garder la même mutuelle, sauf au début pour se laisser le temps de comparer. Toutefois, elle déconseille de passer par des comparateurs de mutuelles qui ne vérifient qu’une partie des contrats. « Il vaut mieux faire un comparatif avec plusieurs acteurs : des mutuelles, des assurances, éventuellement des institutions de prévoyance, déjà voir si on n’est pas éligible à la C2S », conclut Adélaïde Robert.

C.F pour TF1 INFO

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