- Un homme de 32 ans a été interpellé vendredi dernier après cinq jours de cavale dans le Cher.
- Sa compagne, âgée de 47 ans, a été victime d’un « déchaînement de violence », selon la procureure.
- L’individu avait déjà écopé de neuf condamnations, dont trois pour des violences conjugales.
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Interpellé vendredi après cinq jours de cavale, à la suite de la découverte du corps de sa compagne dans le Cher, Willy Baron a été mis en examen ce dimanche 27 septembre pour « homicide sur conjoint »
et placé en détention provisoire, annonce le parquet local. Le casier judiciaire de cet homme de 32 ans porte mention de neuf condamnations, dont trois pour des violences conjugales. Entre juin et septembre 2026, il purgeait une peine de prison, dont la fin s’est effectuée sous bracelet électronique chez la victime.
« J’ai tué ma femme, elle m’a trompé, j’ai vrillé »
Lors de son interpellation vendredi matin à Maisonnais (Cher), à une dizaine de kilomètres du lieu des faits, Willy Baron avait reconnu les faits en présence des policiers. « Il a déclaré :
‘j’ai tué ma femme, elle m’a trompé, j’ai vrillé' », a expliqué la procureure de Bourges, Céline Visiedo, lors d’une conférence de presse dimanche. Des aveux qu’il a réitérés ensuite lors de sa garde à vue.
Le corps de sa compagne, âgée de 47 ans, qui portait des traces d’« innombrables coups »
, a été retrouvé le 20 septembre dans la soirée à son domicile, situé à Châteaumeillant, dans le sud du département, victime d’un « déchaînement de violence »
, selon la procureure. L’autopsie indique que la mort a été provoquée par un « syndrome asphyxique et hémorragique »
.
Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, c’est une quinquagénaire qui avait été retrouvée mortellement blessée chez elle à Dijon, son compagnon interpellé dans la foulée pour « homicide par concubin »
. En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, après 96 en 2023, soit une augmentation de 11%, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).